Données démographiques

Analyse de l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011. La communauté juive de Montréal

Faits saillants de la première partie : Données démographiques de base

  • En 2011, la population juive de Montréal comptait 90 780 individus, soit 2,4 % de l’ensemble de la population de la ville.

  • Entre 2001 et 2011, la communauté juive a connu un déclin de population de 2 760 individus, soit 3 %. Un déclin nettement inférieur à celui observé au cours de la décennie précédente.

  • La communauté juive de Montréal est la deuxième en importance au Canada. Elle représente environ le quart (23,2 %) de la population juive du pays.

  • Depuis 2001, le nombre total d’aînés juifs a diminué, passant de 20 165 à 18 525 individus. Toutefois, la proportion d’aînés est beaucoup plus élevée au sein de la communauté juive (20,4 %) que dans l’ensemble de la population montréalaise (13,4 %).

  • La communauté juive se compose de relativement peu de baby-boomers (46-65 ans) comparativement aux autres populations. La communauté locale compte une forte proportion de parents de baby-boomers.

  • L’âge médian de la communauté juive de Montréal (39,9 ans) est légèrement inférieur à celui de la population juive du Canada (40,5 ans). Cette situation étonnante est probablement attribuable au fait que les aînés sont moins nombreux dans la communauté montréalaise.

  • Sur le plan de la population, la communauté juive se classe au onzième rang des groupes ethniques de Montréal. Les groupes les plus nombreux appartiennent aux communautés canadienne, française, italienne, arabe, britannique et caraïbe.

  • Parmi les groupes religieux, les juifs se classent au cinquième rang, les catholiques étant les plus nombreux, suivis des protestants, des musulmans et des chrétiens orthodoxes.

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Faits saillants de la deuxième partie : Populations juives et secteurs géographiques

  • La ville de Côte Saint-Luc compte la plus importante population juive de la région métropolitaine de recensement de Montréal (RMR), avec 19 395 résidents juifs. La banlieue Ouest arrive en deuxième place avec 12 055 résidents juifs.

  • C’est à Hampstead que l’on trouve la plus forte densité de population juive, car les Juifs forment 75,2 % de l'ensemble de la population. La densité de la population juive de Côte Saint-Luc est également élevée. Elle équivaut à 62,1 % de la population de la ville.

  • Entre 2001 et 2011, parmi les 14 principaux secteurs examinés dans le présent rapport, seulement quatre ont connu une hausse de leur population juive. Ces quatre secteurs sont Outremont, Avenue du Parc/Parc-Extension, Hampstead et un ensemble de secteurs désigné sous l’appellation « Reste de la RMR de Montréal ».

  • Entre 2001 et 2011, les plus importants déclins de la population juive ont été observés à Chomedey (-40,4%), à Mont-Royal (-36,3 %) et à Côte-des-Neiges (-31,6 %).

  • Entre 2001 et 2011, la population juive a également diminué dans la banlieue Ouest en raison du déclin de la population juive de Dollard-Des-Ormeaux. Cependant, le reste de la banlieue Ouest a connu une hausse du nombre de résidents juifs.

  • La communauté juive de Côte Saint-Luc compte le plus grand nombre d’enfants (3 145), d’adolescents et de jeunes adultes (2 070), de gens âgés de 25 à 44 ans (3 305) et de gens âgés de 45 à 64 ans (4 585) de la RMR de Montréal.

  • À Côte-Saint-Luc, le nombre d’aînés juifs (65 ans et plus) s’élève à 6 290. Plus du tiers des aînés juifs de la RMR de Montréal vivent à Côte-Saint-Luc.

  • L’âge médian des résidents juifs de Mont-Royal est de 56,1 ans, soit le plus élevé de toute la population juive de la RMR de Montréal. L’âge médian le moins élevé est celui des membres de la communauté hassidique Tosh de Boisbriand (13,5 ans), suivi de celui des membres de la communauté juive d’Outremont (19,6 ans). Ces deux localités ont d’importantes communautés ultra-orthodoxes.

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Faits saillants de la troisième partie : Les aînés dans la communauté juive

  • On compte 18 525 Juifs âgés de 65 ans et plus dans la RMR de Montréal. La communauté juive montréalaise recense 90 780 membres dont 20,4 % sont des aînés. Parmi ces derniers, 9 720 ont 75 ans et plus, soit 10,7 % de la population juive de Montréal. Ces données ne tiennent pas compte des aînés vivant en établissement.

  • La proportion d’aînés est beaucoup plus grande dans la communauté juive de Montréal (20,4 %) que dans l’ensemble de la population montréalaise (13,5 %). Elle est aussi plus grande que dans la population juive du Canada (16,9 %).

  • Un grand nombre d’aînés juifs vivent à Côte Saint-Luc (6 290), soit presque le tiers (32,4 %) de la population juive de ce secteur. On en compte aussi un grand nombre à Saint-Laurent (2 045), à Côte-des-Neiges (1 380) et à Westmount (1 265).

  • Dans la communauté, près de la moitié des femmes âgées vivent seules (44,8 %), soit 4 540 femmes. Seulement 17,3 % des hommes âgés vivent seuls, soit 1 455 hommes. Parmi les aînés, le nombre de veuves atteint 3 950 et celui de veufs, 695..

  • Au total, 3 615 aînés vivent sous le seuil de pauvreté, soit 19,5 % des aînés de la communauté juive. La pauvreté touche plus d’un tiers (39,8 %) des femmes âgées vivant seules, soit 1 810 femmes. Parmi les personnes âgées pauvres vivant seules et sous le seuil de pauvreté, il y a trois fois plus de femmes que d’hommes.

  • D’après les projections statistiques, on estime que le nombre d’aînés juifs sera passé de 18 525 en 2011 à 20 562 en 2021. Comme les baby-boomers rejoignent peu à peu le rang des aînés, on prévoit une hausse importante de la population au sein du groupe des 65 à 74 ans : elle passera de 8 805 à 11 332 individus au cours de la prochaine décennie. Cette hausse entraînera des répercussions considérables sur la planification des services et sur l’affectation future des ressources communautaires.

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Faits saillants de la quatrième partie : La pauvreté dans la communauté juive

  • Dans la RMR de Montréal, 18 130 Juifs vivent sous le seuil de pauvreté. Dans l’ensemble de la population juive de Montréal, qui s’élève à 90 780 individus, le taux de pauvreté est de 20 %.

  • Le pourcentage de personnes économiquement défavorisées est en hausse constante dans la communauté juive montréalaise. En 1981, il était de 15,5 %, comparativement à 17,7 % en 1991, à 18,6 % en 2001 et à 20 % en 2011.

  • Le taux de pauvreté chez les enfants de 0 à 14 ans atteint 20,5 % dans la population montréalaise. Dans la communauté juive de Montréal, 3 655 enfants vivent dans le besoin.

  • La pauvreté chez les Juifs ne se concentre pas dans une seule région ou un seul district de Montréal. Sur les 14 secteurs géographiques étudiés dans ce rapport, 8 comptent au moins 1 000 Juifs vivant sous le seuil de pauvreté.

  • Plus d’un tiers (34 %) des individus vivant dans une famille monoparentale avec une femme à leur tête sont défavorisés économiquement. Le taux de pauvreté chez les enfants de moins de 15 ans issus de ces familles est extrêmement élevé (51 %).

  • Le groupe des jeunes adultes juifs de 15 à 24 ans qui sont seuls ou ne vivent pas avec leur famille est particulièrement touché par la pauvreté (81,5 %).

  • Plus de la moitié (60,7 %) des individus qui ont recours à l’aide sociale ou à des indemnités d’accident du travail vivent sous le seuil de pauvreté. Le taux de pauvreté au sein du groupe des 55 à 64 ans qui ont recours à un tel soutien est déconcertant : 74,4 %.

  • Dans la communauté juive locale, on dénombre 2 870 travailleurs à faible revenu dont le salaire est insuffisant pour les hisser au-dessus du seuil de pauvreté.

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Faits saillants de la cinquième partie : La famille juive

  • On compte 40 400 ménages juifs à Montréal, soit 2,5 % de l’ensemble des 1 613 285 ménages de la région métropolitaine.

  • La proportion actuelle de Juifs qui vivent en famille (82,6 %) est plus faible que celles de 2001 (83,4 %) et de 1991 (83,9 %). Le pourcentage de Juifs vivant en famille a donc diminué au cours des deux dernières décennies.

  • Le nombre de Juifs montréalais vivant au sein d’une famille monoparentale (7 525) est semblable à celui de 1991 (7 415), bien que le chiffre actuel représente un sommet pour ce groupe.

  • La pauvreté chez les Juifs ne se concentre pas dans une seule région ou un seul district de Montréal. Sur les 14 secteurs géographiques étudiés dans ce rapport, 8 comptent au moins 1 000 Juifs vivant sous le seuil de pauvreté.

  • Chez les enfants juifs de Montréal de moins de 15 ans, environ un sur onze vit dans une famille monoparentale (8,6 %).

  • Des 14 910 Juifs célibataires, 2 020 vivent avec une personne qui n’est pas de leur famille, et 12 890 vivent seuls. Les Juifs vivant seuls constituent 14,2 % de l’ensemble de la population juive de la région métropolitaine.

  • Parmi les Juifs de Montréal, on retrouve 20,4 % d’aînés. Cependant, ces derniers représentent 46,5 % de tous les Juifs montréalais vivant seuls.

  • En ce qui a trait à la situation matrimoniale, les groupes dont la croissance a été la plus rapide au cours de la dernière décennie sont les personnes divorcées ou séparées (+20 %) et celles vivant en union libre (+16,7 %).

  • À l’âge de 25 ans, 7,9 % des Juifs de la région métropolitaine de Montréal ont déjà été mariés au moins une fois. À 45 ans, 70,5 % des Juifs de la région métropolitaine de Montréal ont déjà été mariés au moins une fois. Finalement, à 65 ans, cette proportion atteint 90,9 %.

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Faits saillants de la sixième partie : Mariages mixtes

  • Dans la région métropolitaine de Montréal, 16,7 % des Juifs mariés ou en union libre sont en couple avec un non-Juif ou une non-Juive. Ce pourcentage représente le taux de mariages mixtes de la communauté juive montréalaise. En termes absolus, 6 815 des 40 885 Juifs mariés ou en union libre ont contracté un « mariage mixte ».

  • Une autre façon de déterminer le taux de mariages mixtes consiste à évaluer le nombre de Juifs, incluant les enfants, vivant dans une famille issue d’un mariage mixte. On compte 10 100 individus vivant dans un ménage issu d’un mariage mixte, soit 15 % de toutes les personnes vivant dans un ménage comptant un couple.

  • Au cours des deux dernières décennies, le nombre de Juifs vivant dans un ménage issu d’un mariage mixte a connu une hausse de 38,2 %. Il est passé de 7 310 à 10 100 individus entre 1991 et 2011. Proportionnellement à la population juive totale, le pourcentage de Juifs vivant dans un ménage issu d’un mariage mixte est passé de 9,5 % en 1991 à 15 % en 2011.

  • Le secteur géographique comptant la plus forte proportion de Juifs vivant dans un ménage issu d’un mariage mixte est le secteur du « Reste de la RMR de Montréal » (48,1 %), suivi par NDG-Montréal-Ouest (30,1 %) et le centre-ville (23,5 %). En somme, le plus grand nombre de Juifs en mariages mixtes se trouve dans le « Reste de la RMR de Montréal » (4 180). Comme ces personnes sont géographiquement éloignées des centres juifs, il est difficile de les rejoindre et de les inciter à s’engager dans la communauté.

  • Chez les enfants juifs de Montréal de moins de 15 ans, environ un sur onze vit dans une famille monoparentale (8,6 %).

  • Le taux de mariages mixtes chez les moins de 30 ans est de 25,2 %. Chez les 40 ans et plus, il est de 14,1 %.

  • Chez les moins de 15 ans, environ un enfant juif sur huit (vivant dans un ménage comptant un couple) demeure dans une famille issue d'un mariage mixte (12,7 %). Chez les moins de 5 ans, la proportion est d’environ un sur six (16,4 %).

  • Au sujet des plus jeunes enfants provenant de familles issues d'un mariage mixte, près du tiers (30,7 %) sont considérés comme Juifs par leurs parents; pour environ la moitié (50,9 %) d’entre eux, les parents ne revendiquent aucune affiliation religieuse; et le reste (18,4 %) se réclame d’autres religions. Le fait que ce soit le père ou la mère qui soit de confession juive a un effet considérable sur l’orientation religieuse de l’enfant.

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Faits saillants de la septième partie : La communauté sépharade

  • La région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal compte 22 225 Sépharades. Ceux-ci représentent 24,5 % des 90 780 membres de la communauté juive d’ici. On compte également dans la région métropolitaine 715 personnes d’origine mixte (sépharade et ashkénaze).

  • La communauté sépharade établie dans la région de Montréal est répartie comme suit : 3 755 enfants de moins de 15 ans, 3 045 adolescents et jeunes adultes de 15 à 24 ans, 5 315 personnes âgées de 25 à 44 ans, 5 570 personnes âgées de 45 à 64 ans et 4 540 personnes âgées de 65 ans et plus. Le plus important groupe d’âge chez les Sépharades est celui des adultes d’âge moyen (45-64 ans).

  • Environ une personne sépharade sur cinq (20,4 %) fait partie des aînés. Étant donné qu’un nombre important de personnes d’âge moyen approchent de l’âge de 65 ans, la proportion des personnes âgées chez les Sépharades devrait augmenter sensiblement.

  • Le quartier de Côte-Saint-Luc compte la plus importante communauté sépharade de la RMR de Montréal (5 580 personnes). Les Sépharades sont également nombreux à Saint-Laurent (3 365) et dans l’Ouest-de-l’Île (2 205).

  • Parmi les Sépharades vivant dans la RMR de Montréal, 9 735 sont nés au Canada, ce qui représente 43,8 % de la communauté sépharade. Le reste de la population sépharade (56,2 %) est composée d’immigrants. Plus du quart des Sépharades (28,3 %) sont nés au Maroc.

  • La grande majorité des Sépharades (73,8 %) vivent en couple, une personne sur dix (10 %) vit dans une famille monoparentale et 15 % sont des personnes seules (vivant seules ou avec des personnes non apparentées).

  • Les Sépharades semblent légèrement plus enclins à se marier avant la fin de l’âge moyen. Par contre, le divorce est plus fréquent dans cette communauté. Le pourcentage de Sépharades adultes titulaires d’un diplôme universitaire a sensiblement augmenté : de 35,7 % en 2001, il est passé à 45,7 % en 2011.

  • Le pourcentage de Sépharades adultes titulaires d’un diplôme universitaire a sensiblement augmenté : de 35,7 % en 2001, il est passé à 45,7 % en 2011.

  • On compte 4 080 Sépharades pauvres dans la région de Montréal, ce qui représente 18,4 % de la population sépharade. Le taux de pauvreté chez les Sépharades est inférieur à celui de l’ensemble de la communauté juive (20,5 %).

  • Les Sépharades les plus vulnérables à la pauvreté sont les personnes âgées vivant seules (47,7 %), les adultes de 15 à 64 ans vivant seuls (47,3 %) et les membres d’une famille monoparentale dirigée par une femme (32,7 %).

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Faits saillants de la huitième partie : immigration et langues

  • Un peu plus du tiers (33,9 %) de la population juive montréalaise est formé d’immigrants, soit des personnes nées à l’extérieur du Canada; 66,1 % de cette population est née dans le pays.  

  • Sur un total de 129 680 immigrants juifs résidant au Canada, 23,7 % habitent la région métropolitaine de Montréal. Ce qui correspond à 30 795 individus.

  • Dans la population juive locale, il y a 8 380 personnes originaires d'Afrique du Nord / Moyen-Orient (excluant Israël). Il y a également 4 465 Juifs nés en Israël, 4 365 Juifs nés en ex-Union soviétique, 3 965 Juifs nés en Europe de l’Ouest, 3 965 Juifs nés en Europe de l’Est, 3 880 Juifs nés aux États-Unis et 870 Juifs nés en Amérique du Sud.

  • Au cours des années 2000 à 2011, 6 420 immigrants juifs se sont installés à Montréal; parmi eux, 3 885 étaient arrivés en 2005 ou après.

  • Au cours des années 2000 à 2011, la majorité des immigrants juifs provenaient de l’ex-Union soviétique. Ils étaient suivis de près par les 1 300 immigrants en provenance d’Israël et les 1 105 immigrants en provenance des États-Unis, dont plusieurs étaient probablement ultra-orthodoxes.

  • Les âges médians des plus jeunes groupes d’immigrants juifs à Montréal sont de 34 ans (Mexicains) et de 35,4 ans (Américains). Les plus âgés comprennent les Juifs nés en Pologne (82,5 ans), en Tchécoslovaquie (79,2 ans), en Syrie (77,9 ans), en Irak (76 ans), en Hongrie (74,2 ans) et en Roumanie (74,2 ans).

  • Dans la région de Montréal, c’est à Côte Saint-Luc que l’on trouve le plus grand nombre de Juifs nés à l’étranger (7 535). Suivent le « reste de Montréal » (4 835), Saint-Laurent (3 030) et la banlieue Ouest (2 545).

  • Les plus importants contingents de Juifs ayant immigré entre 2005 et 2011 habitent le « reste de Montréal » (1 055) et Côte Saint-Luc (1 025). La banlieue Ouest (250), Snowdon (245) et Outremont (200) constituent les autres secteurs où les Juifs, qui ont immigré pendant cette même période, se sont installés.

  • Plus de la moitié (53 %) de la population juive locale affirme avoir l’anglais comme langue maternelle. Moins du cinquième (17,8 %) affirme avoir le français comme langue maternelle.

  • Plus des deux tiers (68,3 %) de la communauté juive affirment être aptes à soutenir une conversation en anglais et en français. S'ils sont répartis selon l'âge, 80,2 % des Juifs montréalais de 15 à 24 ans sont bilingues, 82,6 % des Juifs de 25 à 34 ans le sont aussi tout comme 79,7 % des Juifs de 35 à 44 ans, 75,1 % des Juifs de 45 à 54 ans et 74,8 % des Juifs de 55 à 64 ans. Seulement 56,8 % des aînés de 65 ans et plus sont bilingues. En bref, la proportion de Juifs montréalais bilingues diminue avec l’âge.

  • Au cours des cinq années suivant leur arrivée, près du quart (22,8 %) des immigrants juifs reçoivent des prestations gouvernementales telles que de l’aide sociale ou des revenus de formation. Par ailleurs, pendant cette même période, près des deux tiers (59,4 %) sont salariés ou travailleurs autonomes. Un pourcentage plus élevé d’immigrants faisant partie de la population de la RMR de Montréal reçoit des prestations gouvernementales (27,6 %), et un pourcentage moins élevé d’entre eux a un revenu d’emploi ou est travailleur autonome (51,5 %).

  • Le niveau de pauvreté des immigrants juifs arrivés entre 2005 et 2011 est de 32,8 % comparativement à 28,3 % pour ceux qui sont arrivés entre 2000 et 2011. Le pourcentage de Juifs défavorisés économiquement chute à 23,5 % pour les immigrants arrivés entre 1990 et 1999 et à 21,7 %, pour ceux qui sont arrivés entre 1980 et 1989.

  • Selon les recherches sur la pauvreté et le revenu, les immigrants subissent une période de vulnérabilité économique pendant au moins une décennie. Et celle-ci est particulièrement alarmante au cours des cinq années suivant leur arrivée.

  • Les immigrants juifs provenant de l’ex-Union soviétique (28,8 %) et des États-Unis (28,3 %) sont ceux qui sont touchés par le plus haut taux de pauvreté.

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Faits saillants de la septième partie : La communauté sépharade

  • On définit comme Juifs de l'ex-Union soviétique les personnes : qui s’identifient comme des Juifs selon la Définition juive révisée, sont nées dans l’ex-Union soviétique, ont des parents nés dans l'ex-Union soviétique ou sont les enfants issus d’un foyer dont les parents répondent à l’un ou l’autre des critères susmentionnés.

  • Le nombre total de Juifs de l’ex-Union soviétique dans la RMR de Montréal est de 7 760. Ils représentent 8,5 % de l'ensemble de la population des 90 780 Juifs de la région métropolitaine de Montréal.

  • Par rapport aux « autres Juifs » de la région métropolitaine de Montréal, les immigrants juifs de l’ex-Union soviétique forment les groupes les plus nombreux pour chacune des cohortes de moins de 45 ans. Par conséquent, la proportion des « autres Juifs » est plus élevée dans les cohortes de 45 ans et plus. En effet, 30,9 % des Juifs de l’ex-Union soviétique ont au moins 45 ans alors que chez les « autres Juifs », ce pourcentage correspond à 46,1 %.

  • L’âge médian des Juifs issus de l’ex-Union soviétique (32,9 ans) est inférieur à celui des « autres Juifs » vivant dans la RMR de Montréal (40,8 ans).

  • Côte Saint-Luc compte un large bassin de Juifs issus de l’ex-Union soviétique (1 855) tout comme Snowdon (1 050). Les autres secteurs où vivent au moins 500 Juifs de l’ex-Union soviétique sont la banlieue Ouest (950) et NDG / Montréal-Ouest (555).

  • 1 715 Juifs de l’ex-Union soviétique habitent différents secteurs géographiques du « reste de Montréal ». Ces personnes sont possiblement moins affiliées à la communauté juive. Par conséquent, il est plus difficile de leur offrir des services sociaux et de l’appui.

  • Les Juifs de l’ex-Union soviétique composent près du cinquième (19,6 %) de la population juive de Snowdon. Ils composent également 13,4 % des Juifs vivant dans le « reste de Montréal ».

  • Le nombre de Juifs originaires de l’ex-Union soviétique est de 7 780, ce qui équivaut à 17,9 % des 43 390 immigrants de l’ex-Union soviétique de la RME de Montréal. En d’autres termes, plus du sixième de la population issue de l’ex-Union soviétique résidant dans la région métropolitaine de Montréal est associé à la communauté juive.

  • Les Juifs de l’ex-Union soviétique composent la majorité des personnes originaires de l’ex-Union soviétique habitant Hampstead (83,1 %) et Snowdon (52,5 %). Ils représentent près de la moitié (49,7 %) des citoyens de Côte Saint-Luc originaires de l’ex-Union soviétique.

  • La communauté juive de Côte Saint-Luc comprend le plus grand nombre d’enfants de moins de 15 ans (495), d’adolescents, de jeunes adultes de 15 à 24 ans (260) et d’aînés d'au moins 65 ans (275) originaires de l’ex-Union soviétique. C'est dans le « reste de Montréal » que l'on trouve le plus grand nombre de Juifs provenant de l’ex-Union soviétique de 25 à 44 ans (620) et d’âge moyen, soit 45 à 64 ans (325).

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Faits saillants de la dixième partie : Le survivants de l'Holocauste

  • On retrouve 5 795 survivants de l'Holocauste dans la RMR de Montréal. Ce nombre représente 33,1 % des aînés juifs. Bref, près d'un tiers des aînés juifs montréalais sont des survivants.

  • Il y a 4 520 enfants survivants et 1 280 adultes survivants qui habitent dans la RMR de Montréal.

  • Les survivants représentent un pourcentage plus élevé de la population de 75 ans et plus que les Juifs non survivants : respectivement 63,3 % et 51,7 %.

  • La proportion de personnes infirmes est quelque peu plus importante parmi les survivants (25,3 %) que chez les non-survivants (19,4 %) et la population totale des aînés dans la RMR de Montréal (17,4 %).

  • Plus du quart (27,3 %) des Montréalais survivants vivent sous le seuil de la pauvreté, englobant 1 580 personnes. Le niveau de pauvreté parmi les survivants est considérablement plus élevé que chez les Juifs aînés qui ne sons pas des survivants (15,7 %).

  • Le taux de pauvreté chez les survivants âgés de 66 à 74 ans (20,9 %) est beaucoup plus élevé que chez les Juifs non survivants du même groupe d'âge (13,1 %).

  • Le niveau de pauvreté chez les survivants de 75 ans et plus (31 %) est considérablement plus élevé que celui des Juifs non survivants du même groupe d'âge (18,1 %), et plus élevé également que celui de la population totale des Montréalais âgés de 75 ans et plus (26,8 %).

  • Les hommes survivants sont beaucoup moins à risque d'être touchés par la pauvreté que les femmes (19,3 % et 32,9 % respectivement).

  • En ce qui concerne les hommes survivants, l'âge croissant semble lié à des niveaux de pauvreté plus élevés, même si cette tendance n'est pas fulgurante. D'autre part, le risque de pauvreté chez les femmes survivantes augmente de manière importante lorsqu'elles avancent en âge. Près d'un quart (24,3 %) des femmes survivantes âgées de 66 à 74 ans sont pauvres; contre 34,9 % de celles âgées de 75 à 84 ans et 42,7 % de celles âgées de plus de 85 ans.

  • Le groupe des survivants le plus à risque de se trouver à un désavantage économique est celui des « femmes vivant seules ». Plus de la moitié (51,5 %) de ce groupe vit sous le seuil de la pauvreté. Les hommes survivants vivant seuls se trouvent également à un niveau élevé de pauvreté, à 46 %.

  • La population la plus pauvre se trouve dans la région métropolitaine de Toronto, regroupant 8 930 personnes, ou 51,6 % de la population totale des survivants au Canada. Montréal compte 5 795 survivants, ou environ le tiers (33,5 %) de la population nationale de survivants.

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