PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Alice Lehrer

Présidente, Bibliothèque Juive Publique (2006-2008)

1) Comment vous êtes-vous engagée dans la Fédération CJA – et pourquoi?

Je me suis engagée auprès de la Fédération CJA au début des années 1980, après qu’une amie m’ait offert d’assister à une réunion de la Fédération des femmes. À l’époque, mes enfants étaient encore jeunes et je faisais toujours partie de la population active. Comme j’« aidais » déjà les gens par l’entremise de mon emploi d’ergothérapeute, mon amie croyait que je ferais une bonne bénévole. Depuis le jour où elle m’a approchée, je renouvelle continuellement mon engagement envers la communauté. Pourquoi avoir décidé de passer à l’action? Sans doute parce que j’ai toujours ressenti le besoin de faire partie intégrante de ma communauté.

À la suite de mon passage à la Fédération des femmes, j’ai siégé au conseil d’administration des Services de soutien juifs aux aînés ainsi qu’à celui du Centre Bronfman de l’éducation juive (CBEJ). J’ai également été bénévole pour le Service Israël et outre-mer et pour la Marche des vivants, où j’ai agi à titre de madricha. J’ai en outre été présidente de la Bibliothèque publique juive. Durant la Campagne annuelle, j’ai toujours pris autant de cartes de dons que possible.

2) Aujourd'hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec la Fédération CJA?

Je garde une foule de précieux souvenirs. Ceux qui me viennent immédiatement à l’esprit ont trait aux rencontres que nous avons effectuées à Beer Sheva. Nous y avons fait la connaissance de nombreuses femmes grâce au Service Israël et outre-mer. Je repense également à l’atmosphère de camaraderie des Dîners-causeries de la Fédération des femmes et à l’impression que j’avais de faire partie d’une équipe unie.

3) Vous souvenez-vous d’un moment ou d’un événement en particulier qui vous a profondément marquée?

Trois moments en particulier m’ont profondément marquée. À titre de présidente de la Bibliothèque publique juive, j’ai d’abord été renversée par la complexité du processus par lequel les ressources budgétaires de la Fédération CJA sont affectées aux diverses agences de la communauté. Également, lorsque je me trouvais dans la bibliothèque, j’étais infiniment satisfaite de constater que l’institution parvenait à rassembler toutes les franges de la communauté juive montréalaise – les Haredim, les étudiants et les professeurs universitaires, les mamans et leurs bambins, les aînés et les personnes seules en passant par les jeunes et les adultes dynamiques. Tous les ans, durant la Campagne annuelle, je suis émerveillée par les donateurs avec qui je m’entretiens. Qu’ils soient fortunés ou non, ces gens continuent de donner, et ce, sans égard aux aléas de leur vie. Certains donateurs sont eux-mêmes les bénéficiaires de la générosité de notre communauté. Ils remercient cette dernière en donnant ce qu’ils peuvent.

4) Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme souhaitant suivre vos traces dans le domaine de la philanthropie?

Je donnerais aux jeunes femmes le même conseil que je prodigue à mes propres filles : ne restez pas en retrait. Trouvez une façon de participer et de redonner à la communauté afin d’exprimer votre gratitude pour tout ce dont vous avez pu profiter. Vous savourerez alors une grande satisfaction personnelle. Et n’oubliez pas que l’engagement communautaire peut être très amusant!

5) Quel héritage désirez-vous transmettre?

J’espère que mon héritage est d'avoir incité des gens à passer à l’action. Je souhaite également avoir su emmener certains de mes semblables à se rapprocher de la communauté. Je suis certaine que tout le monde peut le faire.
 

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