PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Aline Malka

Présidente de la Campagne Sépharade des Femmes, 1984-1985

1) Comment vous êtes-vous engagée dans la Fédération CJA – et pourquoi?

Au cours de ma carrière à titre de professeure de français et de littérature, j’ai pris part à divers projets mis en œuvre par la Communauté sépharade du Québec.

Alors que je commençais à me faire connaître, je suis devenue présidente de la Campagne sépharade de la Fédération CJA.

Mme Dodo Heppner m'a contactée et m'a proposée de me joindre à un comité travaillant sur les relations entre Sépharades et Ashkénazes. J'ai accepté parce que je trouvais que la séparation qu’il y avait à l’époque entre nos deux communautés était néfaste. Je voulais favoriser un meilleur esprit de collaboration entre les deux groupes.

Je ne remercierai jamais assez Mme Heppner de m'avoir convaincue de participer à plusieurs autres projets, de m'avoir fait confiance et, surtout, de m'avoir appris à faire du bénévolat de façon professionnelle.

2) Aujourd'hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec la Fédération CJA?

D'avoir été la première présidente de la Campagne sépharade en 1983. Lorsque je suis entrée en fonction, j’étais très heureuse de participer, avec M. Joseph Ziri, président de la section des hommes, à l’organisation d’une collecte de fonds pour chaque arrondissement. Le lancement d'une vraie campagne fut notre première réussite. Grâce à notre succès, nous avons pu motiver et rallier plusieurs autres femmes exceptionnelles, dont Annette Amar, Coty Benchetrit, Dina Azouelos, Myriam Amzallag et Nadia Benzrihem, entre autres.

De plus, je suis fière de dire que cela fait plus de 30 ans que je participe à toutes les campagnes de l'Appel juif unifié. Je suis également heureuse d’avoir coprésidé plusieurs événements d’envergure, dont le Super dimanche (coprésidence avec David Cape), la soirée Choix (coprésidence avec Arlyne Yufe) et la Conférence internationale des Lions de Juda à New York (coprésidence avec Mme Segal).

3) Vous souvenez-vous d’un moment ou d’un événement en particulier qui vous a profondément marquée?

D'avoir été coprésidente, avec Mme Laya Feldman, de la Conférence nationale sur l'avenir de la communauté juive : direction 2000 . Cet événement unique a permis à des centaines de personnes de partager des idées et des réflexions qui ont contribué à faire avancer notre communauté.

De plus, tout au long de mon engagement communautaire, j’ai eu le bonheur de me voir décerner plusieurs distinctions honorifiques. Je suis particulièrement heureuse d’avoir reçu le Prix du jeune leadership pour les services sociaux juifs. Il m'a été remis à Washington en 1986. Cet honneur a été déterminant dans ma carrière.

4 ) Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme souhaitant suivre vos traces dans le domaine de la philanthropie?

Tout d'abord, je dois dire que je suis très heureuse de constater que les jeunes femmes de notre communauté s’engagent de plus en plus. La relève semble assurée.

Aux femmes qui désirent s'engager, je leur dirais qu’il s’agit du meilleur choix qu'elles puissent faire en tant qu'être humain. Faire partie de cette communauté, c'est la plus belle richesse personnelle qui soit. On développe notre amour pour notre communauté ainsi que le sens du devoir, du partage et du don de soi.

J’ajouterais qu'avant de participer à cette belle cause, il faut être informée et déterminée. Ce sont ces qualités qui nous permettent de convaincre les donateurs des bienfaits de notre cause. Elles facilitent grandement la négociation. Au final, les plus démunis de notre communauté bénéficieront de votre détermination.

5) Quel héritage désirez-vous transmettre?

Pour s’investir dans le domaine communautaire, il faut être déterminée et discrète, car on se voit souvent confier des renseignements personnels sur les donateurs. Il faut également faire preuve de respect et de sollicitude lorsque l’on s’attaque aux problèmes rencontrés par les gens.

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