PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Elaine Mintz

Présidente de la Campagne des Femmes, 2003-2004

Au moment où j’allais écrire sur mon engagement au sein de notre mémorable communauté juive, j’ai trouvé difficile de donner une réponse précise pour chacune des questions. En effet, il n’y a pas une seule raison pour laquelle je me suis engagée. Je ne conserve pas un seul bon souvenir de la trentaine d’années où j’ai œuvré dans le milieu communautaire. Et il n’y a pas un seul moment qui m’a profondément touchée. Des raisons, des souvenirs et des moments, il y en a plusieurs.

Cela étant dit, je dois reconnaître que je me suis engagée à améliorer notre communauté et le monde dans lequel nous vivons en grande partie grâce à mes parents. Ils travaillaient fort et ont toujours eu la communauté à cœur. Mon père me disait : « Nous sommes chanceux, mais certaines personnes n’ont pas eu autant de chance que nous ». Je me souviens d’un moment qui m’a marquée lorsque j’étais jeune adolescente. J’avais environ 12 ans lorsque mes parents ont participé à une collecte de vêtements organisée par B’nai Brith Canada. Même si c’est ma mère qui en avait eu l’idée, mes parents ont tous deux pris part au projet, lequel visait à fournir des vêtements à des enfants fréquentant une école d’un quartier défavorisé de Montréal. Un soir, environ à l’heure du souper, le directeur de l’école a sonné à la porte. Il a remis à mes parents une lettre signée par les élèves et les parents de l’école, qui les remerciaient de leurs efforts et du travail du comité, sans lesquels les enfants n’auraient pas pu aller à l’école vêtus convenablement pour le temps froid à venir. Nombre d’entre eux n’avaient pas de manteaux ou de bottes adéquates. Le directeur était venu à la maison pour serrer la main de mon père et le remercier personnellement pour tout le travail qu’il avait fait. Comme il avait déjà travaillé dans l’industrie du vêtement, mon père connaissait divers fournisseurs; il les avait rencontrés un à un pour leur demander de participer à la cause. Voilà les personnes qu’étaient mes parents. Ils donnaient l’exemple.

Dans la vie, il ne fallait pas seulement se soucier de soi-même; il fallait aider les personnes moins fortunées que soi. Il s’agit là d’un seul exemple des valeurs avec lesquelles mes parents m’ont élevée. Le partage et la bienveillance étaient un mode de vie. D’ailleurs, ma mère a fait du porte-à-porte pour la Fédération CJA jusqu’à 85 ans.

Lorsque j’étais jeune mère, j’assistais à des programmes se tenant à la Fédération CJA. Diverses rencontres y étaient organisées et les jeunes femmes avaient de nombreuses occasions de s’engager auprès de l’organisme, sans compter tous les liens d’amitié qu’elles pouvaient y tisser. Alors que je magasinais un vendredi matin pour le chabbat à l’intersection des avenues Victoria et Bourret, Elaine Dubrovsky m’a approchée. Elle m’a demandé de devenir une présidente de zone pour la campagne à venir. Pour devenir présidente de zone, un don annuel de 365 $ était nécessaire. Dès qu’elle m’a expliqué que ce don représentait uniquement un dollar par jour, je n’ai pas hésité une seconde! C’est ainsi que j’ai occupé le premier de mes nombreux postes de leadership à la Fédération CJA. De plus, j’avais déjà eu la chance de participer à des missions de leadership en Israël, où les grandes responsabilités que j’assumais m’avaient enrichie.

« Lorsque vous donnez de vous-même, vous recevez beaucoup plus en retour ». Vos enfants apprendront de vous et seront fiers de vos réalisations. Le temps venu, ils donneront au suivant à leur tour et continueront d’améliorer le monde. Mon engagement est probablement l’héritage le plus important que je lègue à ma famille. Je suis reconnaissante d’avoir eu l’occasion de m’engager!

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