PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Dodo Heppner

Présidente, La Fédération CJA 1983-1985

Présidente, La division des Femmes, 1971-1973

Présidente, Campagne des Femmes, 1970-1971

Comment vous êtes-vous engagée dans la Fédération CJA – et pourquoi?

Mon engagement auprès de la Fédération CJA s’inscrit dans l’évolution naturelle de mon histoire familiale. Ma mère et mon père (un ancien président de l’Institut Baron de Hirsch – l’ancêtre d’Ometz) ont toujours été engagés dans diverses organisations communautaires. J’ai grandi en les écoutant parler de leurs rencontres, de leurs projets et de leur sens des responsabilités. J’ai amorcé ma carrière de bénévole à l’école secondaire lorsque je suis devenue présidente de Menorah. À l’Université McGill, j’ai participé à création d’Hillel en plus d’avoir compté parmi les leaders de l’association étudiante Sigma Delta Tau. Puis, j’ai été responsable de groupe au YWHA. Mon mari était également responsable de groupe au YMHA.

Aujourd'hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec la Fédération CJA?

Mon souvenir le plus cher et le plus impérissable de mon passage à la Fédération CJA a trait à son incroyable atmosphère de franche camaraderie. De merveilleuses amitiés sont nées des objectifs et des intérêts que nous avions en communs. De plus, le réel esprit d’équipe qui régnait entre les professionnels et les bénévoles a joué un rôle majeur dans la réalisation de nos projets.

Vous souvenez-vous d’un moment ou d’un événement en particulier qui vous a profondément marquée?

L’événement qui m’a le plus profondément marquée est l’élection du Parti québécois en 1976. Je n’oublierai jamais le choc et le profond sentiment d’inquiétude qui se sont répandus au sein de la communauté et de la Fédération CJA à cette époque.

Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme souhaitant suivre vos traces dans le domaine de la philanthropie?

Je dirais aux jeunes femmes d’aujourd’hui, qui mènent des vies fort différentes de celles des femmes de ma génération, qu’il n’existe aucun substitut à la valeur du travail bénévole. La plus grande récompense personnelle est l’incomparable satisfaction de savoir que quelqu’un quelque part a pu tirer profit de notre engagement.

Quel héritage désirez-vous transmettre?

En 1965, je suis devenue la première femme à être élue présidente du Centre de médecine familiale Herzl après 54 ans d’existence. J’ai par la suite assumé la présidence des Services communautaires juifs unifiés (l’ancêtre de la Fédération CJA) en 1983. Ces nominations ont ouvert plusieurs portes. En effet, elles ont permis aux femmes d’accéder aux postes les plus prestigieux de nos agences. Au fil du temps, les titulaires de ces postes ont (sans surprise) réalisé de grandes choses. Voilà l’héritage que je laisserai à la communauté.
 

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