PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Camille Cohen

Présidente de la Campagne Sépharade des Femmes, 2004-2005

1) Comment vous êtes-vous engagée dans la Fédération CJA – et pourquoi?

Comme ma communauté me tient à cœur, j’ai spontanément choisi de lui offrir mon aide. Le fait de savoir que l’on contribue réellement au bien-être des gens fut une expérience enrichissante. Le bénévolat est quelque chose que j’aime faire. En plus d’être très valorisant, il m’a amenée à me dépasser. En fait, le bénévolat ne fait que des gagnants : toute la société en bénéficie. Nous travaillons et notre collectivité en profite.

2) Aujourd'hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec la Fédération CJA?

La Campagne 2014 a été pour moi une expérience inoubliable. En tant que présidente de la Campagne sépharade, je me sentais habitée d’une énergie presque surnaturelle qui me donnait la certitude que rien n’était impossible.

3) Vous souvenez-vous d’un moment ou d’un événement en particulier qui vous a profondément marquée?

Les activités qui m’ont le plus marquée sont les missions en Israël (4 au total). L’une d’entre elles nous a menés à Auschwitz, en Pologne.

Ces missions nous ont permis de découvrir la réalité du peuple juif, ses joies comme ses peines. Ce fut pour moi une expérience des plus stimulantes sur les plans intellectuel et émotionnel.

Ces moments mémorables m’ont permis de nouer de nouvelles relations d’amitié. Durant ces missions, j’ai eu le bonheur d’assister à la naissance de nouveaux leaders communautaires.

4) Quel héritage désirez-vous transmettre?

J’encouragerai certainement mes enfants et d’autres jeunes gens à suivre mes traces. J’aimerais qu’ils aient la chance de rencontrer et de connaître des gens merveilleux, dévoués et solidaires à une cause. Dans une société comme celle d’aujourd’hui, où les gens sont de plus en plus individualistes, où l’ont a perdu toute notion du don, qu’il s’agisse d’argent ou de temps, il est bon qu’ils sachent et qu’ils apprennent que le fait de contribuer au bien-être d’autrui procure un sentiment de fierté et d’accomplissement personnel.

J’aimerais que mon engagement dans la communauté serve d’exemple pour mes enfants, ma famille et la collectivité. Que cela inspire surtout les futurs membres de ma famille. Cette expérience unique et enrichissante restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Je viens d’une famille très modeste. J’ai été entourée de gens aimants qui ont donné de leur temps à notre communauté. Ils ont été pour moi un bel exemple.

Je souhaite donc remercier :

- ma mère, qui offrait une journée de bénévolat par semaine à l’Hôpital général juif, bien qu’elle travaillait déjà à temps plein. Maintenant retraitée, elle fait du bénévolat trois jours par semaine au Musée d’art contemporain de Montréal et au Musée de Pointe-à-Callières dans le Vieux-Montréal,

- mon oncle Georges Niddam, qui a été président de la Communauté juive de Casablanca au Maroc pendant plus de 40 ans,

- sa femme Esther Niddam, qui a été bénévole pour ORT,

- la mère de ma meilleure amie, Gilberte Myara, que j’ai vu accomplir des centaines de mitzvots pendant sa vie, bien qu’elle travaillait à temps plein et qu’elle avait quatre enfants à la maison,

- et tous les bénévoles dévoués de la Fédération CJA, dont j’ai eu le bonheur de faire la connaissance.

Et bien sûr, j’aimerais dire un MERCI tout spécial à la Philanthropie des femmes, pour m’avoir donné cette occasion en or de servir ma communauté et de m’avoir offert son aide et son appui. J’ai un respect et une admiration sans bornes pour le merveilleux travail accompli par toutes ces femmes incroyables, dévouées et généreuses.

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