PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
Retour
Arlène Abitan

 Présidente, Campagne des Femmes, 2014-2015

 Présidente, Campagne Sépharade des Femmes, 2001-2002 

1) Comment vous êtes-vous engagée dans la Fédération CJA – et pourquoi?

Il y a plus de vingt ans, alors que j’étais très impliquée au Centre Saidye Bronfman, j’ai traversé la rue et j’ai découvert la Fédération CJA par hasard.

La première réunion où je fus invitée était dirigée par des femmes juives brillantes, épatantes, fières de leur identité juive, et motivées à travailler pour la Campagne annuelle. Elles donnaient de leur temps, faisaient preuve de générosité, et exprimaient un grand sentiment de solidarité envers leur peuple et l’État d’Israël.

Au fil du temps, j’ai pu constater l’excellent travail qu’effectuent les agences constituantes de la Fédération CJA.

2) Aujourd'hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec la Fédération CJA?

C’est lorsque j’ai présidé la Campagne sépharade en 2001 et que j’ai appris à mieux connaître la communauté juive. Je m’étais donnée comme objectif d’améliorer les relations entre les femmes francophones et anglophones de notre communauté afin de renforcer la collaboration entre les deux groupes.

De plus, j’ai toujours maintenu que c’est bel et bien la diversité de la communauté juive de Montréal qui lui donne son identité unique et qui la renforce en tant qu’entité collective.

Ce chapitre m’a profondément marquée. Agir en tant que liaison entre ces deux communautés m’a permis de relever le défi. Mon engagement a eu des répercussions très positives sur la Philanthropie des femmes de la Fédération CJA.

Je garde un merveilleux souvenir de ce moment. J’ai eu la chance de constater que toutes les femmes juives sont liées par un fil invisible.

3) Vous souvenez-vous d’un moment ou d’un événement en particulier qui vous a profondément marquée?

En 2004, j’ai eu l’occasion d’assister, pour la première fois, à la Conférence internationale des Lions de Juda à Washington. J’ai partagé une expérience inoubliable avec plus de mille femmes juives qui avaient toutes à cœur le judaïsme, leur fierté, et leur engagement envers Israël. À l’unisson, nous avons chanté Hatikvah. Ce fut un moment déterminant pour moi.

Cette conférence m’a permis de saisir l’image globale du travail que les fédérations juives mondiales accomplissent ainsi que la contribution impérative que les femmes y apportent. Elle a également mis en lumière l’importance d’agir pour notre propre communauté et la promesse de perpétuer notre héritage afin de consolider les prochaines générations.

4 ) Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme souhaitant suivre vos traces dans le domaine de la philanthropie?

Lorsqu’on décide de donner de soi à sa communauté, il faut savoir que peu importe la nature de sa contribution, elle sera toujours la bienvenue.

Il faut savoir travailler collectivement et vouloir s’affirmer pour accomplir le sens de ses valeurs… Sortir de sa zone de confort pour oser emprunter un chemin commun avec ceux qui partagent notre vision.

La philanthropie est un état d’âme qui a un effet psychique sur les gens. Il faut vouloir faire une différence dans la vie des plus démunis. On se doit de garder en tête qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part, qui attend notre aide. On ne demande pas pour soi, mais pour ceux qui ne le peuvent pas.

5) Quel héritage désirez-vous transmettre?

J’aimerais que mes enfants, mes petits-enfants et ma famille gardent en mémoire que l’engagement communautaire est une expérience extraordinaire des plus enrichissantes.

J’espère leur avoir transmis, de par mon parcours et en appliquant ma philosophie de vie, les valeurs juives tout en ayant éveillé leur conscience quant à l’importance de la communauté.

Un cœur qui sait, des yeux qui voient, des oreilles qui entendent. Il est important de porter son regard sur les autres pour faire du bien. Tout au long de son histoire, notre peuple a survécu grâce à sa détermination et à la poursuite de son objectif premier, soit la notion juive de tikoun olam.

S’investir dans la philanthropie, c’est contribuer à une société plus humaine et solidaire. C’est une obligation qui nous est chère. Nous avons le devoir de transmettre nos valeurs aux futures générations.

Donner à autrui signifie évoluer individuellement et collectivement. La philanthropie me procure une raison d’être en plus de donner du sens à ma vie.

Haut de page