PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Annette Oliel

Présidente de la Fédération des Femmes, 1988-1990

Présidente de la Campagne Sépharade des Femmes, 1985-1986

1) Comment vous êtes-vous engagée dans la Fédération CJA – et pourquoi?

Je venais de terminer une maîtrise en administration des affaires lorsque ma copine Aline Malka m'a proposée de participer à une mission en Israël avec l'AJCS pour me détendre un peu.

J'en suis revenue avec la piqûre du bénévolat. Pas du tout relax. Au contraire, j'étais pleine d'énergie, bourrée d'informations sur Israël, pleine d'enthousiasme et pleine d'amis et d’amies que je côtoie toujours et avec qui je fais.

Je venais d'apprendre ce qu'est la communauté juive montréalaise. Dans ce contexte, et dans celui des années 80, je devais travailler à la création d’une culture d’inclusion des Sépharades.

2) Aujourd'hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec la Fédération CJA?

Je suis fière de dire que j'ai été la première femme sépharade à être nommée présidente de la Fédération des femmes de l'AJCS, aujourd'hui nommée la Philanthropie des femmes. Je suis toujours au service de ma communauté et je fonde mes actions sur des valeurs comme le respect, la collaboration, la responsabilité et la tzedakah pour faire un Montréal meilleur.
Également, si D.ieu le veut, je serai la première présidente sépharade du Centre Cummings.

3) Vous souvenez-vous d’un moment ou d’un événement en particulier qui vous a profondément marquée?

Ma première assemblée générale des Fédérations juives, qui a eu lieu à Miami, fut une révélation pour moi. Des centaines de Juifs, professionnels et bénévoles, sont venus de partout au monde pour parler d'un seul sujet : le peuple juif dans la diaspora et en Israël. Ce fut l’un des moments de ma vie qui m'ont le plus profondément marquée. De temps à autre, c'est là que je vais me ressourcer, car cette assemblée a lieu chaque année.

4 ) Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme souhaitant suivre vos traces dans le domaine de la philanthropie?

Le travail bénévole est la meilleure source de satisfaction qui soit. Aucun salaire, aussi haut soit-il, ne pourra vous apporter une telle satisfaction. L'expérience m'a appris que plus on travaille, plus on trouve du temps pour travailler. Je travaillais à plein temps, avec trois adolescentes à la maison, et je trouvais du temps pour faire du bénévolat. Maintenant, mes trois filles sont devenues des adultes et je suis à la retraite. Faire du travail bénévole est l’une de mes plus grandes joies dans la vie.

Si je peux me permettre de donner un conseil à une jeune femme, je luis dirais de s'engager d'abord, un peu ou beaucoup, selon ses disponibilités, puis de s'engager à fond et d'aller vers le domaine philanthropique qui la rendra heureuse.

5) Quel héritage désirez-vous transmettre?

J'espère que mes enfants, mes petits-enfants et leurs multiples cousins suivront un jour mes pas (certains ont déjà commencé) pour le bien-être de notre monde.

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