PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Sue Carol Isaacson

Présidente de la Fédération des Femmes, 2003-2005

Présidente de la Campagne des Femmes, 2001-2002

1) Comment vous êtes-vous engagée dans la Fédération CJA – et pourquoi?

Mon engagement auprès de la Fédération CJA remonte à si loin que j’ai l’impression d’avoir toujours travaillé au sein de cet organisme. Je crois qu’un bénévole m’a approchée en faisant du porte-à-porte. Seulement, je ne me souviens ni de l’identité de cette personne, ni de l’année où cet événement a eu lieu. Je suppose qu’on m’a invitée à faire du porte-à-porte à mon tour. Au fil des ans, je suis devenue de plus en plus impliquée dans les projets venant en appui à Israël. Le point culminant de ma carrière communautaire fut mon accession au poste de présidente de la Campagne des femmes.
Mes parents souhaitaient que leurs enfants deviennent des citoyens engagés. Ils nous ont enseigné que nous devions nous entraider pour créer un monde meilleur. Fréquenter une école juive m’a aidée à comprendre mon héritage juif ainsi que l’importance de la tzedekah.

2) Aujourd'hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec la Fédération CJA?

Je dirais entendre des réfugiés juifs russes nouvellement arrivés en Israël chanter Roginkes mit Mandlen, une berceuse juive. Bien que, sous le régime soviétique, ils n’avaient pas grandi dans la tradition juive, ces gens avaient conservé des souvenirs de leur tendre enfance, où leurs mères leur chantonnaient cet air d’autrefois. Les entendre entonner cette chanson à leur arrivée dans l’État hébreu m’a profondément émue.

Voilà la puissance que génère l’entraide. C’est la force du tikoun olam et de la tzedakah, et du fait d’avoir une âme juive. C’est également ce que l’éducation juive signifie pour l’avenir de nos enfants et du peuple juif.

3) Vous souvenez-vous d’un moment ou d’un événement en particulier qui vous a profondément marquée?

Les événements du 11 septembre 2001 m’ont immensément bouleversée en tant que mère, Juive, être humain et présidente de la Campagne de la Philanthropie des femmes. Nous avions prévu tenir un événement des donatrices Lion de Judah le 12 septembre. Extrêmement secouées et attristées, nous ne savions trop comment réagir. Devions-nous annuler l’événement? Était-il inapproprié – voire irrespectueux – de nous réunir et de parler d’argent en pareilles circonstances? Au final, nous avons convenu qu’il était important pour nous de nous rassembler en tant que communauté. Nous nous en sommes donc tenues à ce que nous avions planifié. Comme vous pouvez l’imaginer, l’humeur générale était des plus sombres et nous n’étions pas certaines que les donatrices allaient se présenter. Toutefois, lorsque je me suis levée pour aller livrer un discours devant une salle comble, j’ai vu le vrai visage de mes amies, de mes collègues et de ma ville. Unies plus que jamais, nous formions une véritable communauté, tirant notre force collective de chacune d’entre nous.

4) Quel conseil donneriez-vous aux jeunes femmes souhaitant suivre vos traces dans le domaine de la philanthropie?

Je leur dirais de prendre conscience qu’elles ne font pas partie d’un microcosme. Elles doivent regarder ce qui se passe dans le monde et comprendre qu’en tant que Juives, certains événements peuvent avoir des répercussions considérables sur nos vies. Il est également important de saisir dans quelle mesure ces événements peuvent avoir une incidence sur Israël, notre avenir et la vie de nos enfants.
Par ailleurs, l’engagement communautaire donne naissance à des amitiés indéfectibles. En plus d’être inspirant, il rassemble des gens porteurs d’espoir et de bonne volonté.

5) Quel héritage désirez-vous transmettre?

Les femmes possèdent une grande force. Je crois fermement – car la preuve en est – qu’elles représentent l’avenir de la philanthropie juive. Durant les activités de financement de la Fédération CJA, j’ai beaucoup insisté sur le fait qu’il y a de plus en plus de femmes dans le monde des affaires. J’ai également souligné que les femmes héritent plus souvent que les hommes, étant donné qu’elles ont une plus grande espérance de vie. Comme elles sont plus que jamais de véritables forces motrices et qu’elles sont en mesure d’affecter les sommes amassées, la mise en valeur des femmes devrait être une priorité pour la Philanthropie des femmes. C’est ce que je croyais durant ma présidence et c’est ce que je crois encore à ce jour.
 

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