PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Joyce Tanner

Présidente de la Campagne des Femmes, 1991-1992

Comment vous êtes-vous engagée dans la Fédération CJA – et pourquoi?

J’ai commencé à donner à 30 ans. J’ai accepté un emploi expressément pour pouvoir honorer mes promesses de don. Il était pour moi très important de donner au suivant. J’étais propriétaire de ma propre maison et je croyais que si je pouvais me permettre un tel luxe, alors je pouvais me permettre de donner. Et je devais donner. Ainsi, en 1976, j’ai décidé de verser 50 $ par année en dons charitables.

Puis, lorsque j’ai déménagé à Hampstead, je me suis dit que si je pouvais me permettre de vivre dans un aussi beau quartier, je pouvais me permettre de donner un dollar par jour. Je suis devenue une donatrice Lion de Judah en 1988.

Aujourd'hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec la Fédération CJA?

Je dirais qu’il s’agit de la mission d’enquête que nous avons menée en Israël en 1991. À l’aéroport de Tel-Aviv, j’ai vu un homme de 90 ans originaire de l’ancienne Union soviétique recevoir de l’assistance pour débarquer d’un avion. Je me suis alors dit avec fierté : « Israël accepte vraiment tout le monde. »

Je me souviens également avoir observé un train en provenance de l’Union soviétique effectuer son arrivée à Budapest. Il contenait des gens transportant des cages d’oiseau et des sacs. Ils parlaient yiddish et russe. Nous nous sommes ensuite tous envolés vers Israël. Je vivais l’histoire juive.

Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme souhaitant suivre vos traces dans le domaine de la philanthropie?

Il est des plus importants que vous fassiez vos propres dons. Ce sont les femmes qui perpétuent les traditions dans leur ménage. Elles éduquent les hommes et les enfants. Nous devons donner afin de pouvoir sentir que nous faisons réellement partie de la communauté en général, même s’il n’est que d’un don de 5 $ par mois, comme celui que je versais lorsque j’avais trente ans. La valeur du don n’a pas d’importance : ce qui compte, c’est l’intention et la déclaration des valeurs.

Quel héritage désirez-vous transmettre?

Je sais que j’ai bien éduqué mes petites-filles. Je leur ai fait comprendre l’importance de faire partie intégrante de la communauté et d’honorer leur héritage. J’espère qu’en grandissant, elles comprendront pleinement que lorsque l’on est engagé et que l’on donne, on reçoit davantage que l’on donne.

* Je ne peux passer sous silence la passion de Beverlee Ashmele de même que son dévouement à l’égard des dirigeants bénévoles qui ont eu la chance de travailler avec elle. L’esprit communautaire que nous avons créé ensemble ne me quittera jamais.

Durant ma présidence, nous avons obtenu un nombre inégalé de promesses de don de la part des donatrices Lion de Judah.

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