PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Doreen Green

Présidente, YM-YWHA 1999-2001

1. Comment et pourquoi vous êtes-vous engagée auprès de la Fédération CJA?

Je me suis engagée auprès du YM-YWHA et de la communauté il y a plusieurs années. Pendant toute mon enfance à Montréal, le Y a constitué pour moi un formidable lieu d’échanges et de rencontres. Adulte, j’ai toujours pu compter sur le Centre communautaire juif et j’ai toujours été émerveillée par tout ce que le Y offrait à notre communauté. Après avoir siégé au conseil d’administration pendant quelques années, je me suis vu offrir la vice-présidence, après quoi je suis devenue présidente de l’institution. Je n’ai jamais plus quitté le Y.

2. Aujourd’hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec le Y?

Agir à titre de première femme à la tête du Y n’a pas été facile, mais ce fut un mandat aussi stimulant que gratifiant.

Avant d’accéder à ce poste, j’ai été présidente du Comité de planification. Nous préparions alors le terrain en vue d’un agrandissement substantiel du Y, qui incluait la construction de l’atrium, d’un nouveau gymnase, de plusieurs studios et d’autres infrastructures. Ce fut très spécial, non seulement pour moi, mais aussi pour la communauté juive en entier, d’assister à l’expansion du Y de Snowdon.

Ce fut une période à la fois très excitante et des plus exigeantes. L’ouverture du Centre communautaire juif de la banlieue Ouest s’est également avérée pour moi une étape émouvante. J’ai été très heureuse de constater l’enthousiasme et la joie de la communauté juive de la banlieue Ouest à l’idée d’avoir leur propre Y. Le succès remporté par le Y Country Club m’a quant à lui tout autant émue et stimulée.

3. Vous souvenez-vous d’un moment ou d’un événement qui vous a particulièrement marquée?

Plusieurs moments m’ont profondément marquée. Premièrement, me faire offrir la direction du Y et devenir la première présidente de l’institution. Deuxièmement, m’investir dans le fonctionnement interne du Y. Troisièmement, travailler avec des gens qui étaient et qui demeurent entièrement dévoués au Y. Quatrièmement, rencontrer des gens qui étaient généreux et qui redonnaient à la communauté. Cinquièmement, constater la diversité de notre communauté. Les programmes offerts à notre communauté étaient tout à fait épatants. Ils touchaient à tout, incluant l’informatique, la musique, les services de garde, l’exercice et l’apprentissage.

4. Quel conseil donneriez-vous aux jeunes femmes de la communauté souhaitant suivre vos traces?

Ne baissez pas les bras. Continuez de travailler et d’aimer notre communauté. Soyez assurées que vous pouvez apporter de grandes choses à la collectivité. En tant que première femme à avoir présidé le Y, j’ai travaillé avec des hommes issus de tous les milieux. Ça n’a pas toujours été facile, mais j’ai persévéré et j’espère avoir réussi à transformer des vies. Ne laissez personne vous dire que vous ne pouvez pas faire le travail parce que vous êtes une femme.

Avant ma nomination à la présidence, j’avais assisté à un événement au Y. Alexander Dworkin parlait avec Bud Weiser, à qui il souhaitait me présenter. Al était enthousiaste à l’idée qu’une femme devienne présidente. Il lui a dit : « Bud, j’aimerais te présenter Doreen. Elle va devenir la prochaine présidente du Y. La toute première femme à occuper ce poste. » Bud m’a regardée, et il a dit : « C’est leur problème. »

C’est amusant, certes, mais à l’époque, cette attitude était répandue. N’abandonnez pas.

5. Quel héritage désirez-vous transmettre?

En tant que femme, je sens que nous avons beaucoup à offrir. Montréal comporte une incroyable communauté juive. Soyez fières d’être Juives et de faire partie de notre communauté. Engagez-vous et renouvelez cet engagement. Soyez toujours prêtes à offrir votre aide. Tikoun Olam. N’oubliez jamais ceci.

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