PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Dorothy Reitman

Présidente nationale, Centre consultatif des relations juives et israéliennes (Congrès juif canadien), 1986-1989

Comment et pourquoi vous êtes-vous engagée auprès de la Fédération CJA?

Durant mon mandat de présidente du Conseil national des femmes juives du Canada, l’un de nos comités a mené une étude visant à déterminer le nombre de Canadiennes engagées comme bénévoles ou professionnelles au sein des agences juives. Les résultats de cette initiative ont révélé que les femmes étaient minoritaires parmi les dirigeants bénévoles et professionnels de ces organismes. À la lumière de cette découverte, on m’a vivement conseillé de me présenter à la présidence du Congrès juif canadien (CJC), qui tenait alors des élections ouvertes. Grâce aux nombreuses femmes qui m’ont aidée à mener une campagne dynamique, j’ai remporté mon pari et suis devenue du même coup la première femme à accéder à la présidence du CJC.

Aujourd’hui, quel est le plus beau souvenir que vous gardez de l’époque où vous collaboriez avec le Congrès juif canadien?

Mon souvenir le plus cher a trait au dossier des Juifs de l’ancienne Union soviétique. Après que nos efforts visant à défendre leurs droits aient porté leur fruit, nous avons affrété un avion afin de nous rendre à Washington. Nous y avons rencontré des Juifs russes à qui nous avions rendu visite en URSS alors qu’ils étaient des refuseniks, c’est-à-dire des Juifs auxquels les autorités refusaient l’autorisation d’émigrer.

Vous souvenez-vous d’un moment ou d’un événement qui vous a particulièrement marquée?

En tant que présidente du CJC, j’ai représenté la communauté juive lors de plusieurs événements, où mes collègues et moi avons eu l’honneur de rencontrer de grands dignitaires internationaux, incluant le pape Jean Paul II. Ces rencontres ont grandement marqué ma vie!

Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme souhaitant faire partie des leaders de la Philanthropie des femmes?

Il est essentiel que les jeunes femmes soient bien formées et éduquées sur les réalités communautaires dès le début de leur engagement. Il est également très important qu’elles aiment leur tâche et qu’elles aient une bonne relation avec les gens qui s’investissent avec elles.

Quel héritage désirez-vous transmettre?

Je laisse en héritage les agences que j’ai contribué à créer et à développer au sein de la communauté, incluant le Centre Cummings pour aînés, le service de popote roulante cachère et l’Auberge Shalom pour les femmes victimes de violence conjugale.
 

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