PHILANTHROPIE DES FEMMES PROJECT HÉRITAGE
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Neri Bloomfield

Présidente, Campagne des Femmes 1971-1972

Neri Bloomfield est née en 1923, à Bucarest en Roumanie, où les membres de sa famille étaient les plus importants leaders de la communauté juive. La maison familiale constituait l’épicentre du mouvement sioniste, qui en était alors à ses débuts. Faisant partie de ses premiers adhérents, les Bloomfield encourageaient leurs amis et d’autres familles à défendre l’idée d’une mère patrie pour le peuple juif.

Nachum Sokolov, à l’époque secrétaire général du Congrès sioniste mondial, était chez les Bloomfield lorsque leur fille est née. C’est lui qui a proposé de l’appeler Neri (« lumière » en hébreu). Les racines sionistes des Bloomfield remontent au XIXe siècle. La grand-mère de Neri a été déléguée au deuxième Congrès sioniste mondial, organisé en 1898, à Bâle en Suisse.

Neri a quitté l’Europe nazie pour le Canada avant la Seconde Guerre mondiale. Comme elle avait jusque-là toujours baigné dans la mouvance sioniste, elle a naturellement voulu se rallier à diverses causes juives et sionistes. Devenue une étoile montante sur la scène nationale, elle a finalement accédé à des rôles de leader au sein de diverses organisations. Son adaptation à un pays libre et démocratique a été grandement facilitée par sa personnalité exceptionnelle et son esprit d’ouverture.

Pendant les années 1970, les nombreuses qualités de Neri Bloomfield – son leadership, son entregent, sa capacité à motiver ses collègues, son sens de l’humour, sa loyauté, son sens de l'amitié de même que son amour pour les communautés juives de Montréal, du Canada et d’Israël – lui ont permis d’accéder à la présidence de la Campagne des femmes (aujourd’hui appelée la Campagne de la Philanthropie des femmes) de la Fédération CJA. En plus d’être une mère exemplaire, elle n’hésitait jamais à aller au fond des choses.

Véritable précurseure du mouvement féministe, Neri Bloomfield n’avait aucun sentiment d’infériorité face aux hommes. Elle se savait comme eux capable d’atteindre les postes de direction au sein des organisations qui l’intéressaient. Les huit heures de travail qu’elle effectuait chaque jour étaient consacrées au bien-être de sa communauté ainsi qu’à celui d’Israël.

Aujourd’hui, la communauté juive de Montréal est reconnue comme l’une des communautés les mieux organisées, les plus généreuses et les plus sionistes. Ses écoles juives affichent des taux de fréquentation record, elle compte le plus grand nombre de participants à la Marche des vivants ainsi qu’au programme Birthright et elle envoie un nombre presque inégalé de visiteurs en Israël. Dans une mesure non négligeable, tout cela résulte non seulement de l’amour pour Israël et du fervent sionisme de Neri Bloomfield, mais également de l’apport offert par les autres femmes mises à l’honneur dans le merveilleux Projet Héritage.

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