D'après les normes gouvernementales, le coût du loyer devrait représenter moins de 30 % du revenu global. De plus, le taux d’inoccupation devrait se situer à 3 % pour que l'équilibre du système soit maintenu. Les données du recensement de 2001 de Statistique Canada montrent ce qui suit :
- À Montréal, 36 % des ménages consacraient plus de 30 % de leurs revenus au logement.
- Le taux d’inoccupation était de 0,7 % dans la région du Grand Montréal.
- 25 % des logements locatifs du quartier Côte-des-Neiges exigent des rénovations majeures.
Le faible taux d’inoccupation empire la situation : il entraîne une hausse des loyers, une discrimination accrue (à l’égard des familles à faible revenu, des familles nombreuses ou monoparentales, des minorités, des immigrants, etc.), et favorise la négligence (immeubles mal entretenus et non rénovés, chauffage insuffisant, saleté, rats, coquerelles, etc.).
Les défis à relever au sein de la communauté juiveLes familles à faible revenu et les familles monoparentales sont souvent forcées de faire des choix entre payer le loyer et acheter de la nourriture ou des médicaments. L’année dernière, le Projet Genèse a aidé 350 familles et personnes seules à résoudre des problèmes d’expulsion. Les Services d'assistance aux immigrants juifs (JIAS) se battent pour trouver des logements décents et abordables pour les immigrants. L’Auberge Shalom... pour femmes peut héberger des femmes à la suite d'incidents de violence conjugale jusqu’à quatre mois en raison de la crise du logement. De toute évidence, en plus de perturber gravement la vie des gens, cette crise influe négativement sur les services offerts à la communauté.