Venir en aide à une famille en crise
Courtoisie de UJC
Courtoisie de UJC

Décédée à 31 ans d’un cancer particulièrement violent, Amanda laissait dans le deuil ses fillettes de cinq et de six ans, Naomi et Jennifer, et son époux Rafi, qui n’était décidément pas prêt à assumer seul la tâche de chef de famille.

À la suite de la mort d’Amanda, Rafi a souffert d’une grave dépression. Ayant abandonné ses études au secondaire, il ne pouvait occuper d’emploi stable. S’en sortir lui semblait souvent insurmontable, même quand Amanda était en parfaite santé.

Le mariage d’Amanda et de Rafi avait connu des hauts et des bas. Et Rafi avait tendance à s’emporter et à devenir grossier. À la mort d’Amanda, il fut saisi de tristesse et de culpabilité. Même s’il aimait ses enfants et en avait toujours pris soin, il ne se sentait pas la force d’en assumer la responsabilité en cette période de crise.

L’école juive que fréquentaient Naomi et Jennifer a avisé l’Agence Ometz de la terrible situation que vivait la famille. Dans le meilleur intérêt des enfants et pour alléger le fardeau de Rafi, l’intervention d’une travailleuse sociale ne se fit pas attendre.

Avant tout, la travailleuse sociale a trouvé un foyer juif qui accueillerait les deux fillettes. Se rétablissant petit à petit de la perte de leur mère et éloignées de leur père, elles devaient demeurer ensemble. Un peu plus d’un an plus tard, elles retournèrent chez leur père, bien que les conditions de vie n’y fussent pas idéales.

La travailleuse sociale a aidé la famille à dénicher un appartement suffisamment grand et propre, sans vermine, dans l’arrondissement de Notre-Dame-de-Grâce. Même si elles partageaient une seule chambre, Naomi et Jennifer avaient chacune un lit. De plus, l’Agence Ometz les a aidés à se procurer des vêtements, des lunettes et des fournitures scolaires, et à obtenir des soins dentaires.

Il va sans dire que la perte de leur mère a eu un terrible impact sur la vie de Naomi et de Jennifer, qui vivent désormais avec leur père dont les ressources sont limitées. Cette situation ne les empêche toutefois pas de réaliser leur plein potentiel et de briser le cycle de la pauvreté. Grâce à des subventions de l’Appel juif unifié, elles fréquentent une école juive, où elles reçoivent une éducation de première classe. En outre, les subventions communautaires leur permettent de passer les vacances d’été dans un camp juif, où elles s’amusent en toute liberté, à l’abri du stress quotidien.

Avec le temps, Rafi a accepté le décès d’Amanda. Il s’habitue de plus en plus à son rôle de chef de famille monoparentale. Ses possibilités d’emploi demeurent limitées en raison de son niveau d’éducation peu élevé. On l’a cependant encouragé à poursuivre une formation professionnelle et des ateliers sur le rôle parental. Avec le soutien ininterrompu de la travailleuse sociale d’Ometz, il en est arrivé à préserver sa cellule familiale et à assurer la meilleure qualité de vie possible à ses enfants.

Bookmark and Share