L’aide aux personnes vulnérables dans la banlieue Ouest
Photo: Jonathan Levine - UJC
Photo: Jonathan Levine - UJC

Adèle menait pratiquement la vie qu’elle avait toujours voulue. Elle restait chez elle pour élever ses quatre enfants pendant que son mari travaillait tous les jours. Ils étaient propriétaires d’une maison confortable à Dollard-des-Ormeaux et, bien que leur prêt hypothécaire absorbait une part considérable de leur budget mensuel, elle n’avait aucune raison de s’inquiéter pour les paiements.

Soudain, les choses commencèrent à très mal tourner. Son mari se plaignait qu'il devait travailler et rentrait de plus en plus tard. Il se laissait aller et négligeait son apparence. Lorsqu'Adèle le questionnait à propos du manque d’argent pour payer les factures, il devenait maussade, inventait des excuses et était parfois même agressif verbalement. Peu à peu, son comportement à l’égard d’Adèle et des enfants devenait de plus en plus abusif. À ce moment, qu’Adèle découvrit avec horreur qu’il consommait de la drogue.

Elle fit tout son possible pour discuter avec son mari et le persuader de suivre une thérapie. Mais tous ses efforts ne faisaient que le mettre en colère. Étant donné que son mari refusait de demander de l'aide et s'enfonçait de plus en plus dans la toxicomanie, Adèle réalisa qu'il n'y avait plus d'espoir pour leur mariage.

Cette décision ne fut pas prise de manière impulsive, mais fut le résultat d'une mûre réflexion visant à trouver la meilleure solution à long terme pour les enfants. Elle ne pouvait continuer de les élever dans un milieu aussi destructeur. Elle insista pour que son mari quitte la maison et a entama une procédure de divorce.

Sans famille immédiate, Adèle ne savait pas où se tourner pour obtenir de l’aide. Elle fit donc appel à sa communauté juive et s’adressa aux Services à la famille juive (JFS)*.

Les conseillers de JFS* la rencontrèrent pour évaluer ses besoins immédiats et y pourvoir, tout en lui prodiguant un soutien affectif essentiel. Ils l’aidèrent à prendre les mesures juridiques nécessaires pour garantir sa propre sécurité et celle de ses enfants.

Adèle voulut d'abord vendre la maison familiale. Comme son mari en était aussi propriétaire et qu’il s’y opposait, elle ne put mener à bien cette démarche. L’agence JFS* lui fournit un soutien financier suffisant pour qu’elle puisse nourrir ses enfants  et payer les services publics jusqu’à ce que le conflit soit résolu. Son conseiller organisa une rencontre avec un conseiller financier bénévole au service de la communauté juive. Ce dernier réussit à concevoir un budget qui permit à Adèle de garder sa maison.

Pendant quelque temps, Adèle hésita à travailler à temps plein parce qu'elle croyait  que ses enfants avaient besoin d'elle pour surmonter cette crise. Son conseiller JFS* lui inspira confiance et l'aida à redresser sa situation. Une fois la question de la maison réglée, JFS la recommanda à Emploi juif Montréal (JEM)*, et les deux agences collaborèrent pour l’aider à trouver un emploi à temps partiel qui lui rapporterait un modeste revenu, tout en lui permettant de s’occuper de ses enfants.

Adèle éprouve une grande reconnaissance envers les Services à la famille juive*, pour l’aide financière et le soutien affectif qui lui ont permis de traverser les moments les plus difficiles de son épreuve. Bien que sa situation se soit améliorée, elle continue de voir son conseiller et sait qu’elle pourra compter sur l’aide de JFS* pour le long chemin qu’il lui reste à parcourir.

 *Les Services à la famille juive (JFS) et Emploi Juif Montréal (JEM) ont fusionné en 2008 pour devenir Ometz.

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