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Introduction à l’histoire de la communauté juive du Québec

Professeur Ira Robinson, Département des sciences religieuses, Université Concordia


La communauté juive constitue un élément essentiel de la société québécoise depuis plus de deux siècles. Les Juifs inaugurent leur première synagogue à Montréal, la congrégation Shearith Israel, en 1768. Ce faisant, ils établissent la première communauté non chrétienne et non autochtone de ce qui va bientôt devenir le Canada. Les membres de cette communauté sont originaires de pays qui n’accordent pas aux Juifs la plupart des droits politiques et civiques. Dans les sociétés en développement d’Amérique du Nord, les restrictions juridiques imposées aux Juifs d’Europe apparaissent cependant moins pertinentes. À la fin du dix-huitième siècle, le Bas Canada, ainsi que s’appelait alors le Québec, fait face à une controverse : les Chrétiens doivent-ils être les seuls à jouir de pleins droits politiques ou doit-on également accorder ces droits aux autres communautés, dont les Juifs? En 1832, l’Assemblée législative du Bas Canada vote en faveur de l’émancipation politique des Juifs, ce qui fait du Québec le premier territoire de l’Empire britannique à adopter une telle loi, et ce, plus d’un quart de siècle avant l’Angleterre.

Les Juifs qui viennent s’installer au Québec au dix-huitième siècle et au début du dix-neuvième siècle y trouvent un milieu accueillant dans la plupart des cas, et contribuent à la croissance économique et sociale de la province. La communauté demeure cependant assez petite. Le premier recensement du Dominion du Canada indique qu’en 1871, la population de la communauté juive de la province du Québec compte moins de 500 âmes. Cette situation va connaître un changement important à la toute fin du dix-neuvième siècle. À cette époque, une vague massive de population originaire d’Europe de l’Est, en quête de prospérité et d’égalité de chances, émigre vers le Canada, les États-Unis, l’Angleterre, l’Argentine et d’autres pays offrant l’hospitalité aux immigrants.
 
Ce nouveau groupe d’immigrants juifs de langue yiddish décuple la population juive du Québec, qui connaît une croissance de plus de 800 % entre 1901 et 1931,  passant d’environ 7 000 à 60 000 âmes. Ces immigrants ne tardent pas à promouvoir le yiddish au rang de troisième langue courante à Montréal, après le français et l’anglais. Matériellement pauvres, ils n’en sont pas moins riches d’un patrimoine culturel important et d’une volonté absolue de s’enraciner dans leur nouvelle société d’accueil.

À cette époque, le gouvernement n’offre pas de système global de bien-être social, et confie aux communautés religieuses la gestion d’établissements tels que les hôpitaux et les orphelinats. Dans ce contexte, la communauté juive développe rapidement son propre réseau de soutien social, composé de cliniques et de sociétés d’entraide, ainsi que d’un nombre impressionnant d’établissements culturels et religieux comme des synagogues, des écoles, des bibliothèques et des journaux. Ces institutions stimulent le développement d’une créativité culturelle et religieuse, et font de Montréal la ville d’accueil d’une communauté qui contribue grandement au rayonnement de la culture juive en Amérique du Nord et dans le monde.

La communauté juive s’épanouit généralement dans un cadre politique où elle jouit de droits et de chances égales. Son travail et son esprit d’entreprise contribuent à faire de Montréal un centre manufacturier prospère, et la plus grande métropole du Canada. Il existe cependant à l’époque une fraction de la population québécoise qui s’inquiète de la croissance de la communauté juive. Ces groupes sont préoccupés par les droits et privilèges dont bénéficient les Juifs, dans la mesure où ils estiment que cette situation nuit à l’identité chrétienne qui, à leurs yeux, doit prévaloir dans le Dominion du Canada et la province du Québec. Parmi eux, un certain nombre de protestants anglophones s’alarment du nombre croissant des élèves juifs dans le système scolaire protestant, et de ce qu’ils considèrent comme un empiètement sur son identité fondamentalement chrétienne. Des catholiques francophones entretiennent des inquiétudes semblables. De leur point de vue, les Juifs constituent alors un élément qui menace l’identité chrétienne de la communauté. De plus, les Juifs suivent leur scolarité dans des écoles protestantes et s’assimilent au Canada anglais. Par conséquent, les francophones craignent qu’ils ne contribuent à affaiblir le caractère catholique et français du Québec. Il n’est donc pas surprenant que des comportements antisémites surgissent, à des degrés divers, dans le Québec de l’époque. Ces comportements influent profondément sur l’attitude du gouvernement canadien à l’égard de l’immigration juive depuis les années vingt jusqu’aux années quarante. Ils incitent également les Juifs, qui se sentent plutôt rejetés face à ces comportements, à définir leurs propres espaces sociaux et culturels. Ainsi, si on désigne alors les communautés anglophone et francophone comme « deux solitudes », on peut considérer que les Juifs de Montréal forment à cette époque eux-mêmes une « troisième solitude ».

C’est l’ampleur de l’Holocauste perpétré contre les Juifs d’Europe par l’Allemagne nazie, raciste et antisémite, qui transforme de manière positive l’attitude d’un grand nombre de citoyens du Québec à l’égard de leurs voisins juifs. La fin des années quarante est le théâtre d’un remarquable regain de l’immigration juive au Québec, avec l’arrivée de survivants de l’Holocauste qui propulsent la croissance démographique, économique et culturelle de la communauté juive du Québec.

Durant les années cinquante, le Québec accueille une nouvelle vague d’immigration juive, provenant cette fois non d’Europe, mais principalement d’Afrique du Nord. Ces Juifs portent en eux une culture judaïque à caractère sépharade, différente de la culture européenne et majoritairement ashkénaze de la communauté juive du Québec. De plus, ces nouveaux immigrants sépharades parlent le français et leur arrivée conduit la communauté juive à modifier son discours et ses habitudes. Cette vague d’immigration pousse également la société québécoise à changer sa perception des Juifs comme étant exclusivement anglophones. À la fin du vingtième siècle, des immigrants en provenance de l’ex-Union soviétique, d’Israël, d’Argentine et d’autres pays viennent, en nombre plus restreint, accroître la diversité de la communauté juive.

Enfin, la communauté hassidique constitue un élément non négligeable de la communauté juive du Québec. La plupart des synagogues du Québec sont et ont toujours été d’obédience orthodoxe. De plus, les synagogues non orthodoxes de cette communauté ont tendance à adopter des pratiques et une vision plus conservatrices que leurs institutions homologues en Amérique du Nord. Mais la communauté hassidique adopte une interprétation encore plus stricte de la tradition juive. Cette communauté souhaite avant tout pouvoir vivre sa vie et développer ses propres écoles ou autres établissements avec le moins d’intervention possible du monde extérieur. Les Juifs hassidiques commencent à établir de petites communautés au Québec durant la période de l’après-guerre. Mais ces communautés se sont considérablement développées durant les dernières décennies, du fait à la fois de l’immigration et de la croissance naturelle. Les dernières études à ce sujet indiquent que la communauté hassidique compte aujourd’hui plus de 10 000 âmes.

Les changements considérables qui transforment le Québec durant la fin du vingtième siècle, y compris la Révolution tranquille, les lois 22 et 101 et les deux référendums de 1980 et de 1995, influencent profondément la communauté juive. La population juive du Québec, dont le chiffre s’élevait à environ 120 000 en 1971, plafonne aujourd’hui à près de 93 000 âmes, une population principalement concentrée dans la région du Grand Montréal. Cette baisse démographique a entraîné des changements de fond et une réorientation de la communauté. Elle est aujourd’hui plus francophone qu’auparavant. Sa composante sépharade francophone compte aujourd’hui 20 000 personnes et s’intègre avec succès au leadership d’une communauté historiquement dirigée exclusivement par des Ashkénazes. Les jeunes générations de la communauté juive du Québec, qu’elles soient d’origine ashkénaze ou sépharade, sont aujourd’hui plus bilingues que par le passé. La communauté hassidique constitue un segment démographique plus important qu’auparavant. Néanmoins, la communauté juive du Québec continue de se distinguer par la force de ses traditions et sa créativité culturelle, et fait l’envie de nombreuses autres communautés juives de taille comparable en Amérique du Nord.

Bref historique de la communauté juive à Montréal
  • 1608 : Les Français colonisent le Québec.
  • 1738 : Jacques La Fargue, de son vrai nom Esther Brandeau, est la première personne juive à arriver en Nouvelle-France. Ayant refusé de se convertir, elle est renvoyée. Pierre Lasry a écrit un roman historique à son sujet.
  • 1760 : Montréal tombe aux mains des Britanniques. On permet pour la première fois aux Juifs de s’établir en Nouvelle-France. Chapman Abrahams et Aaron Hart, qui font partie des forces britanniques, deviennent les premiers résidents juifs du Québec, suivis de Ezekiel et Levy Solomons, de Benjamin Lyons et de Samuel Jacobs, qui s’établissent à Montréal et à Trois-Rivières (entre 1760 et 1763).
  • 1767 : Lazarus David et Simon Levy deviennent les premiers propriétaires terriens juifs du Québec.
  • 1768 : Fondation de la première synagogue, Shearith Israel (Spanish & Portuguese), de rite sépharade.
  • 1777 : Construction d’un bâtiment pour la congrégation à l’angle des rues Saint-James et Notre-Dame. En 1776, elle acquiert aussi les terres du premier cimetière juif, rue Saint-Janvier.
  • 1828 : Le Parlement permet aux Juifs de tenir un registre officiel des mariages, des naissances et des décès.
  • 1831 : Cent sept Juifs sont établis dans le Haut et le Bas-Canada, dont cinquante à Montréal.
  • 1848 : Fondation de la Hebrew Philanthropic Society, qui deviendra la Young Men’s Benevolent Society en 1856.
  • 1851 : Trois cent cinquante et un Juifs sont établis dans le Haut et le Bas-Canada, dont 181 à Montréal, 77 à Toronto et 40 à Québec.
  • 1854 : Le révérend Abraham de Sola ouvre la première école juive à temps plein (matières enseignées : religion, hébreu, anglais, six autres langues, mathématiques, comptabilité et géographie).
  • 1858 : L’Université McGill décerne un doctorat honorifique en droit au révérend de Sola. C’est la première fois qu’un membre du clergé juif reçoit un tel honneur en Amérique ou en Angleterre.
  • 1863 : Fondation d’une deuxième association de bienfaisance (Baron de Hirsch Society) pour venir en aide aux démunis.
  • 1886 : Les pogroms en Russie entraînent une vague d’immigration. La population juive de Montréal passe de 1 000 à 5 000 personnes.
  • 1888 : Autre vague de réfugiés de Russie. La Young Men’s Benevolent Society fusionne avec deux autres organismes pour former la Jewish Immigration Society. De nombreuses landsmanshaften (fraternités de compatriotes) sont également fondées.
  • 1890 : Un appel au Baron Maurice de Hirsch (autrichien) rapporte un don de 20 000 $.
  • 1890 : Montréal compte quatre synagogues, un temple réformé et de nombreuses fraternités.
  • 1891 : L’Institut Baron de Hirsch ouvre ses portes (avec pignon sur la rue Sainte-Élizabeth); il offre une école gratuite et héberge immigrants et orphelins.
  • 1900 : La Baronne de Hirsch (Paris) lègue 89 000 $ (600 000 francs) à l’Institut; le nom officiel de l’Institut devient « Baron de Hirsch Institute and Hebrew Benevolent Society ».
  • 1900 : Fondation de la Jewish Colonization Society dans l’Ouest canadien.
  • 1901 : Autre vague d’immigrants de Russie et de Roumanie.
  • 1902 : Fondation de la Jewish Endeavour Sewing School, pour faire obstacle aux efforts des missionnaires pour tenter de convertir les jeunes Juives. En plus de la couture, on y enseigne « l’honneur, les bonnes manières, l’ordre et la propreté ».
  • 1903 : Création par un groupe sioniste de la Jewish Library and Reading Room au 68, boul. Saint-Laurent, où sont archivés des livres en hébreu et en yiddish.
  • 1907 : Le montant total (record) des dépenses engagées par l’Institut Baron de Hirsch pour les immigrants s’élève à 6 500 $; en 1908, il s’établit à 11 000 $, et à 25 000 $ en 1910. Les chiffres de l’immigration sont les suivants : 9 099 en 1911; 11 624 en 1912, et 18 031 en 1913.
  • 1907 : Un groupe de médecins juifs fonde le dispensaire Herzl.
  • 1909 : Fondation de la Young Men’s Hebrew Association (YMHA).
  • 1910 : La population juive de Montréal s’élève à 28 000 personnes.
  • 1912 : Le sanatorium Mount Sinai, qui offre un traitement gratuit aux victimes de la tuberculose, ouvre ses portes à Sainte-Agathe.
  • 1914 : L’Institut Baron de Hirsch forme un comité spécial pour étudier la possibilité de créer un organisme de bienfaisance fédérateur à Montréal.
  • 1914 : L’école radicale nationale (Peretz) est constituée.
  • 1916 : La Bibliothèque publique juive ouvre ses portes au 669, rue Saint-Urbain.
  • 1916 : Constitution de la Fédération des philanthropies juives.
  • 1917 : Cinq écoles de Talmud Torah installées dans des synagogues fusionnent pour créer les Talmud Torahs Unis.
  • 1917 : La première campagne de financement est organisée du 2 au 5 janvier et permet de recueillir 127 000 $ (soit 52 000 $ de plus que ce qu’ont amassé les agences constituantes lorsqu'elles étaient indépendantes).
  • 1919 : Création de la Young Women’s Hebrew Association (YWHA).
  • 1919 : Fondation du Congrès juif canadien (CJC). Une résolution adoptée à la séance inaugurale du CJC crée la Société d’assistance aux immigrants juifs.
  • 1920 : Fondation du Camp B’nai Brith.
  • 1923 : Campagne visant à préserver la Fédération.
  • 1925 : La Hebrew Maternity Hospital lance une campagne en vue de construire un nouvel hôpital. En 1929, une campagne de financement présidée par Allan Bronfman permet de recueillir 1,6 million de dollars.
  • 1926 : Un foyer de voisinage est organisé pour les enfants juifs.
  • 1926 : Un nouveau foyer pour personnes âgées ouvre ses portes sur la rue de l’Esplanade.
  • 1926 : Le YM-YWHA se développe grâce à un don de 420 000 $ de Sir Mortimer B. Davis.
  • 1934 : L’Hôpital général juif ouvre ses portes.
  • 1935 : Immigration de 11 000 Juifs au Canada.
  • 1941 : La Fédération, l’Hôpital général juif et les United Jewish Refugee and War Relief Agencies s’unissent pour créer l’Appel juif unifié (AJU). Le CJC et le Jewish War Efforts Committee s’y joignent en 1942.
  • 1942 : Fondation du Centre hospitalier juif de l’Espérance dans l’Est de Montréal pour traiter les malades chroniques.
  • 1944 : Le Centre juif d’orientation et de l’emploi devient fonctionnel.
  • 1944 : Création de la B’nai Brith Hillel Foundation (qui deviendra bénéficiaire de fonds de l’AJU en 1946).
  • 1947 : Mille cent enfants ayant survécu à l’Holocauste sont accueillis au Canada dans le cadre du programme négocié par le CJC pour les « orphelins de la guerre » ; 525 d’entre eux s’établissent à Montréal.
  • 1948 : Établissement de l’État d'Israël.
  • 1950 : Le Centre juif d’orientation et de l’emploi ouvre son atelier protégé.
  • 1950 : Samuel Bronfman quitte ses fonctions de président de la Fédération après 17 années de service.
  • 1950 : Le Conseil national des femmes juives du Canada lance un projet pilote pour les personnes âgées qui deviendra l’Association de l’âge d’or.
  • 1951 : La Fédération élargit son mandat pour y inclure la planification et l'allocation des fonds (Fédération des services communautaires juifs).
  • 1951 : L’Appel juif unifié (AJU) et l’Appel unifié pour Israël deviennent une seule et même campagne.
  • 1951 : La Fédération lance un programme destiné aux jeunes leaders.
  • 1951 : La population juive de Montréal atteint 85 000 personnes.
  • 1956 : Mille cinq cents Juifs provenant de Hongrie s’établissent à Montréal.
  • 1957 : Les Juifs du Maroc commencent à arriver en grand nombre (3 000 entre 1957 et 1966).
  • 1959 : Fondation de la North African Jewish Association.
  • 1965 : Les Services communautaires juifs (AJCS) remplacent la Fédération des services communautaires juifs.
  • 1966 : Fondation de l’Association sépharade francophone.
  • 1967 : Les enfants de Saidye Bronfman fondent le Centre Saidye Bronfman en hommage à leur mère.
  • 1971 : La Maison Samuel Bronfman ouvre ses portes et devient le siège national du CJC.
  • 1971 : Création du Y de Laval, regroupant cinq agences de AJCS.
  • 1972 : La Maison Cummings est achevée et réunit les agences sous un même toit.
  • 1972 : Création des Services à la famille juive aux termes du projet de loi 65.
  • 1972 : Fondation des Résidences Caldwell.
  • 1972 : Ouverture du centre Hillel francophone.
  • 1973 : Inauguration de la Marche vers Jérusalem pour célébrer le 25e anniversaire de l’État d’Israël.
  • 1975 : Formation du Conseil de l’éducation juive. 
  • 1977 : Le comité Fait français lance le projet Action rapprochement (PAR).
  • 1977 : Les Services communautaires juifs acceptent de financer en partie le projet Genèse.
  • 1978 : Ouverture du centre pour personnes âgées Nathan et Maxwell Cummings.
  • 1978 : La Communauté Sépharade du Québec (CSQ) devient une agence constituante de AJCS.
  • 1979 : Le Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal, le premier musée sur l’holocauste au Canada, ouvre ses portes à la Maison Cummings.
  • 1979 : Montréal « adopte » la communauté de Yerouham, dans le Néguev, dans le cadre du projet « Renouveau ».
  • 1980 : Le projet Culte est lancé au Centre Hillel.
  • 1980 : Formation du comité de coordination des établissements publics juifs.
  • 1980 : Le Conseil de l’éducation juive entreprend la publication de matériel didactique en français.
  • 1980 : Le projet « Retention », visant les nouveaux diplômés, est mis sur pied au Centre juif d’orientation et de l’emploi.
  • 1985 : Création du comité des relations sépharades-ashkénazes, un projet conjoint de AJCS, du CJC et de la CSQ.
  • 1985 : Le Centre Hillel déménage sur la rue Gatineau.
  • 1988 : Une délégation d’étudiants montréalais participe à la première Marche des vivants en Pologne et en Israël.
  • 1992 : La Fédération adopte une stratégie énergique visant à attirer les jeunes : ProMontréal.
  • 1997 : Lancement de l’Opération Montréal visant à développer un fonds de capital destiné à favoriser l’épanouissement futur de la communauté juive montréalaise. 
  • 1999 : La FEDERATION CJA inaugure le nouveau campus communautaire juif au 1 et 2, carré Cummings.
  • 2000 : Taglit – birthright israel voit le jour grâce à ses deux cofondateurs, Charles Bronfman et Michael Steinhardt, afin de procurer aux jeunes Juifs la possibilité de se rendre gratuitement en Israël pour consolider leur identité juive.
  • 2003 : Le Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal ouvre son musée de calibre international et met en place des programmes d’éducation et de sensibilisation à l’intolérance et à la haine raciale à l’intention des Juifs et des non-Juifs. 
  • 2007 : Voué à l’excellence en matière de création, de présentation et d’éducation au moyen des arts de la scène, le Centre Segal des arts de la scène au Saidye devient la plus jeune agence constituante de la FEDERATION CJA.
  • 2008 : L’Agence Ometz voit le jour à la suite de la fusion d’Emploi juif Montréal, des Services à la famille juive et des Services d’assistance aux immigrants juifs.
  • 2008 : GEN J prend son envol. Cette initiative de l’ensemble de la communauté a pour but de revitaliser la communauté par l’entremise de l’éducation juive et de projets axés sur l’identité.
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