Le Camp B’nai Brith a comme mission d’offrir une expérience de séjour dans un camp juif aux enfants de la communauté juive de Montréal depuis 90 ans. Dans une atmosphère agréable et chaleureuse, les enfants nourrissent leur estime de soi, nouent des amitiés et créent des souvenirs qui leur seront toujours précieux.
Le Camp changeait d’emplacement presque tous les ans jusqu’à ce qu’il fasse l’acquisition de son terrain actuel en 1929, terrain qui se trouve à une centaine de kilomètres au nord de Montréal. En 1943, le Camp devient une agence constituante de l’ancêtre de la Fédération CJA, ce qui lui permet de recevoir une assistance financière pour ses coûts d’exploitation par l’entremise de la campagne annuelle effectuée dans la communauté. Grâce à son Bal des Gouverneurs (aujourd’hui connu sous le nom de Gala Cadeau de l’été), le Camp possède une source de financement d’immobilisations régulier qui est affecté à l’agrandissement et à la modernisation de ses installations.
Au milieu des années 1960, le Camp prend rapidement de l’expansion. Il peut dorénavant accueillir plus de 1 000 enfants au cours de ses trois séjours de trois semaines. Ceux qui sont admissibles à l’obtention d’une subvention ont la priorité, et plus de 90 p. cent des campeurs ne paient qu’entre 1 et 5 $ par semaine, et ce, en fonction du revenu de leur famille. Aujourd’hui, près de 80 p. cent des campeurs reçoivent une subvention.
Durant cette période, le Camp B’nai Brith adopte une philosophie avant-gardiste en investissant dans des structures modernes et en adoptant un concept de village, où les campeurs sont hébergés en fonction de leur âge et de leur sexe. Il investit aussi dans des programmes créatifs qui stimulent l’esprit de camaraderie chez tous les campeurs et les membres du personnel tout en leur donnant un sentiment de satisfaction.
Depuis ses débuts, le Camp s’est constamment agrandi : sa superficie atteint aujourd’hui plus de 500 acres. Son personnel est extrêmement fier de la programmation exceptionnelle qui allie sports, arts et culture juive. Le Camp possède une bibliothèque et un centre de l’Holocauste, lequel est situé à côté d’une sculpture en granit érigée à la mémoire des six millions de Juifs morts pendant la Shoah. Dans la charmante synagogue Spinder tout près, les services du chabbat prennent toute leur signification.
Le Camp a étendu son programme israélien en 1983 lorsqu’on y a reçu les enfants de vétérans israéliens pour la première fois. Plusieurs de ces jeunes de 12 et 13 ans y célèbrent par ailleurs leur Bar Mitzvah ou leur Bat Mitzvah.
Il y a plusieurs années de cela, une nouvelle idée a germé dans l’esprit de ceux qui dirigeaient le Camp : non seulement fallait-il s’occuper des enfants, mais il y avait un besoin pressant de permettre aux personnes âgées de Montréal de se reposer à la campagne. En plus d’être abordable, l’endroit qui leur serait assigné se devait d’offrir une cuisine savoureuse et un programme stimulant susceptible de plaire à la clientèle cible. Une enclave a alors été réservée aux aînés sur le site du Camp. De plus, le projet a inspiré une initiative innovatrice : une programmation intergénérationnelle. C’est ainsi que Vatikim a vu le jour. Depuis 13 ans, des milliers d’aînés profitent de ce programme et de leur séjour de deux semaines au Camp.
L’année 1991 est caractérisée par la construction d’une nouvelle résidence tout à fait au goût du jour. Un centre d’activités et une piscine intérieure complètent le complexe. Chaque été, le Camp accueille 400 aînés qui y séjournent en compagnie de 1 000 enfants.
En 1992, à la demande de la communauté, un programme pour les enfants ayant des besoins spéciaux est mis sur pied. Il obtient un succès immédiat, et le nombre d’inscriptions augmente d’année en année. Le Camp B’nai Brith rejoint vraiment toute la communauté, des enfants aux aînés.