
La dépendance est un problème inquiétant et en croissance dans la communauté juive de Montréal. Malheureusement, plusieurs de ceux qui en souffrent ne savent pas vers qui se tourner.
FIX est notre réponse. Issu de l’idée originale d’un groupe de jeunes adultes,
FIX vise à sensibiliser les membres de la communauté et à aider ceux qui en ont besoin, et ce, avec le soutien et les conseils de la Fédération CJA et de la CSUQ.
S’attaquer à la dépendance n’est pas chose facile. Le chemin vers l’affranchissement est long et parsemé d’embûches, mais nous sommes déterminés à agir. Ensemble et avec l’aide d’Ometz, nous pouvons commencer à briser le tabou.
Au cours des 90 dernières années, la mission de l’Appel juif unifié n’a pas changé : les Juifs sont responsables les uns des autres. C’est pourquoi, fidèles à cette mission, nous faisons appel à votre générosité pour ce projet particulier qui nous tient à cœur. Aidez-nous à régler ce problème.
Merci.
Les coprésidents du comité
FIX Alexandre Abitan
Karen Aflalo
Ygal Benabou
Steve Sebag
QU’EST-CE QUE FIX?
- FIX est l’initiative d’un groupe de bénévoles passionné et dynamique qui désire lever le voile sur la tendance croissante à la dépendance et aux comportements à risque chez les jeunes Juifs.
- Le rôle de FIX est triple : la collecte de fonds, la sensibilisation et le renforcement de l’identité juive.
- Des professionnels de la Fédération CJA, de la CSUQ (Communauté sépharade unifiée du Québec) et d’Ometz appuient fermement FIX.
- Ometz, une agence de services sociaux spécialisés dans les domaines de l’emploi, de la famille et de l’immigration aide les bénéficiaires à réaliser leur potentiel tout en favorisant la croissance et la vitalité de la communauté juive de Montréal.
- FIX soutient un programme de dépistage grâce à deux travailleurs sur le terrain qui ont pour mandat d’approcher les jeunes dans leur milieu, de tisser des liens et d’établir une relation de confiance.
- Toutes les coordonnées sont enregistrées dans la banque de données d’Ometz, ce qui permettra à la communauté d’établir des statistiques pour cette clientèle et d’améliorer le programme au fil du temps.
- Grâce à FIX, Ometz espère sensibiliser des groupes de jeunes à risque jusqu’ici négligés en leur proposant plusieurs solutions personnalisées :
- Services d’orientation en thérapie familiale ou individuelle
- Orientation vers des centres de traitement et accès aux soins
- Solutions concrètes d’hébergement et d’aide financière
- Aide à la recherche d’un emploi ou d’un programme d’études
- Accès à des prêts et bourses pour le retour aux études
- Ateliers et cours de développement des aptitudes
- Réaffirmation de l’identité juive grâce à des événements communautaires juifs, des groupes de jeunes, des synagogues et d’autres partenaires communautaires.
POURQUOI FIX?
En anglais, le terme FIX a plusieurs sens :
- Faisant à la fois référence à l’injection de drogue et au désir de vaincre la dépendance, il porte en lui une certaine ironie. Le fait que le même mot puisse signifier à la fois une réalité et son contraire est très puissant. Il vous permet de déduire que l’aide est plus près que vous ne le croyez.
- La seconde est la notion juive de tikoun olam : réparer le monde (« FIXing the world »). Cette valeur est centrale dans le judaïsme, et nous espérons y donner tout son sens en tendant la main à ceux de notre communauté dans le besoin.
- En français comme en anglais, l’acrostiche FIX incarne les trois objectifs de notre projet :
- F pour Force; la force de combattre la dépendance
- I pour Identité; ramener les individus à la vie juive et à la communauté pour redécouvrir leur identité juive
- X pour eXistence; une existence libre de la dépendance
DES FAITS
Le saviez-vous?
- Les statistiques démontrent que les taux de dépendance chez les Juifs d’Amérique du Nord sont identiques à ceux de n’importe quel autre groupe ethnique, culturel ou religieux*.
- En moyenne, un toxicomane a une incidence sur 15 personnes de son entourage immédiat*.
- Alors que 5 % des enfants de 12 ans affirment consommer très fréquemment de l’alcool, ce taux augmente à 36 % chez les adolescents de 17 ans**.
- Plus de 41 % des élèves du secondaire disent consommer de la drogue au moins une fois par semaine**.
- 39 % de ces mêmes enfants de 12 ans ont participé à des jeux de hasard dans les 12 derniers mois. Ce taux double à 17 ans***.
- 70 % des filles et 30 % des garçons ayant un problème de dépendance ont été agressés sexuellement****.
*JACS New York
**Alcool et drogues : Québec 2002
***Le jeu : Québec 2002
****Données d’Ometz
À QUOI SERT VOTRE ARGENT?
Il en coûte :
| 50 $ |
pour une consultation individuelle d’une heure |
| 250 $ |
pour inscrire un(e) adolescent(e) à un programme éducatif |
| 1 000 $ |
pour une évaluation psychologique et scolaire complète |
| 1 500 $ |
pour un programme de prévention au secondaire |
| 5 000 $ |
pour des consultations individuelles hebdomadaires pendant un an avec un thérapeute professionnel, que ce soit pour un problème de drogue, d’alcool ou de jeu |
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| 10 000 $ |
pour sortir un(e) jeune de la rue, lui offrir un hébergement d’urgence et lui procurer les biens de première nécessité pendant un an |
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| 15 000 $ |
pour qu’un(e) jeune puisse bénéficier d’une cure de désintoxication en établissement privé pendant un an |
TÉMOIGNAGES
Rencontrez Michael

J’ai 21 ans. Quand j’avais 15 ans, mes parents ont divorcé et j’ai abandonné l’école. La première fois que j’ai fumé de la marijuana, ça a été génial. C’était comme si tous mes problèmes avaient disparu. J’ai commencé à fumer régulièrement. À 17 ans, mon père m’a mis à la porte, et j'ai vécu dans la rue. Je prenais de la coke et je trafiquais pour m’en acheter. Un jour, j’ai fait une overdose dans les toilettes d’un centre commercial. Une chance qu’on m’a trouvé au bon moment, sinon je serais mort. Ometz a été appelée avant que je sorte de l’hôpital, mais je ne voulais rien savoir et je suis retourné dans la rue. Maintenant, j’essaie de m’en sortir et je suis en contact avec un travailleur d’Ometz. Ça m’aide vraiment.
Rencontrez Myriam

J’ai 22 ans. Je viens d’une famille aisée et aimante. J’allais à une bonne école secondaire juive. J’ai commencé à me tenir avec un groupe de jeunes qui m’ont offert de la drogue. Je me suis dit que je pourrais essayer. Je suis devenue accro. Quand mes parents ont tout découvert, ils n’ont plus rien voulu savoir de moi. Je suis devenue encore plus dépendante et j’ai commencé à me prostituer pour m’acheter de la drogue. À 19 ans, je suis tombée enceinte d’un de mes clients. C’est alors qu’on a appelé Ometz où on a aidé mes parents à adopter mon bébé. Quand je suis sortie de l’hôpital, Ometz m’a fourni l’aide nécessaire pour m’en sortir. Ça fait maintenant 14 mois que je ne consomme plus et je travaille fort pour reprendre possession de ma vie et de mon bébé.