Le personnel d’Ometz est là pour venir en aide à ceux qui en ont besoin.
par Gail Small, Codirectrice générale d’Ometz
et Howard Lohner, Président d’Ometz
Les gens pensent que la communauté juive est riche. Les gens pensent à tort que, dans la communauté, la pauvreté n’existe pas, que personne n’adopte de comportement à risque et que nos jeunes ne souffrent pas de dépendance. Ils pensent que la maladie mentale n’a pas cours dans la communauté et que la violence conjugale n’y existe pas. Mais en fait, tous ces problèmes, nous les avons.
Lorsque nous recevons des bénévoles, ils sont étonnés de voir ce qu’il en est vraiment. L’ignorance règne tant et aussi longtemps qu’on ne voit pas de gens se faire renvoyer de leur appartement, d’itinérants qui n’ont pas où loger, de pauvres qui ne mangent pas à leur faim ou encore d’enfants qui partent pour l’école le ventre vide. Parmi ceux qui ont la chance d’aller au camp, certains doivent ranger leurs vêtements dans des sacs-poubelle, plutôt que dans des sacs de voyage. En somme, les besoins existent aussi dans la communauté juive.
Sans la Fédération CJA, nous ne pourrions pas nous assurer que la famille qui vient nous demander de l’aide ait un toit, ni même que celle qui vient de perdre un parent puisse en parler. Nous ne pourrions pas non plus être sûrs que le jeune qui vient de recevoir un diagnostic de schizophrénie ait quelque part où aller et quelqu’un à qui se confier. Nous sommes des êtres humains qui aident d’autres êtres humains.
Donner de l’espoir, offrir de l’aide ou un appui à quelqu’un qui franchit notre porte, voilà la mission d’Ometz. Par appui, il faut comprendre que nous intervenons de différentes façons. Ometz offre une multitude de services, qui varient en fonction des besoins. En l’absence de la Fédération CJA et sans la générosité de la communauté juive, nous ne serions pas en mesure d’offrir la moitié de nos services.
Mais il reste encore beaucoup à faire. La pauvreté se transmet de génération en génération. Nous devons donc investir davantage dans nos enfants et nos jeunes afin de réduire la pauvreté transgénérationnelle. La pauvreté des parents entraîne souvent un sombre avenir pour les enfants. Aussi, nous devons nous assurer que ces derniers réussissent bien à l’école, qu’ils bénéficient du soutien nécessaire et qu’ils voient leur avenir rempli de possibilités. Nous devons faire en sorte de disposer d’un nombre suffisant d’emplois pour tous les membres de la communauté qui désirent travailler. Nous devons offrir un cadre accueillant aux Néo-Canadiens. Nous devons être sûrs que chacun, peu importe qui il est, ce qu’il possède ou d’où qu’il vienne, a une place dans la communauté juive.
Nous connaissons tous quelqu’un, un membre de notre famille, un ami ou un collègue qui est confronté à un problème, vit une crise ou a besoin d’aide. Il est important de savoir que ce ne sont pas seulement des personnes pauvres qui s’adressent à nous. Ces sont des gens qui, arrivés à un certain point de leur vie, se trouvent face à un grand défi, se sentent vulnérables ou éprouvent un besoin particulier. Une communauté solide s’assure de disposer d’un filet de sécurité pour qu’aucun de ses membres ne soit abandonné dans une situation difficile. De l’aide doit toujours être facilement accessible. Les portes d’un immeuble ou d’un centre doivent toujours être ouvertes. Quelqu’un doit toujours être là pour démontrer de la compassion. Une communauté solide fait en sorte de proposer des solutions et de redonner de l’espoir. Les membres de la communauté juive se sentent mieux parce qu’ils savent qu’ils auront toujours quelqu’un qui sera là pour eux.
Visitez le site de l’Agence Ometz: http://www.ometz.ca/
L’agence Ometz dispense des services aux familles à faible revenu, aux chercheurs d’emploi et aux familles dans le besoin. Elle aide également les nouveaux immigrants à s’établir à Montréal.
La Fédération CJA lui a distribué 4 412 000 $ (incluant le fonds de lutte contre la pauvreté)